Pas de Coronavirus chez GDG Environnement, entreprise «essentielle»?

OPINIONS / Nous venons d’apprendre que les employés de GDG Canada commenceront la pulvérisation du Bti à Kanata Nord, près d’Ottawa, du 11 avril au 15 septembre 2020, selon un avis publié sur le site web de la Ville d’Ottawa.

Ces opérations visent à prévenir l’éclosion des larves de moustiques et de mouches noires qui se trouvent sur et autour de terrains humides afin de tenter de conforter quelques électeurs peu friands de ces insectes piqueurs durant quelques semaines.

De son côté, l’entreprise trifluvienne GDG Environnement aurait obtenu le statut d’entreprise «essentielle», octroyé par on ne sait quelles instances gouvernementales.

Selon le préposé de la Ville de Trois-Rivières, responsable des demandes d’autorisation au Ministère de l’Environnement et de la lutte aux changements climatiques (MELCC), les pulvérisations de Bti commenceront comme à l’habitude, malgré la situation actuelle, sous prétexte que le traitement printanier est le traitement le plus important de la saison.

Ainsi, ce service dit essentiel fait fi des recommandations expresses du gouvernement sur le confinement:

· Qu’en est-il des 300 employés saisonniers qui auront à être formés et qui auront à se côtoyer dans le milieu de travail?

· Comment la compagnie va-t-elle faire pour éviter les rapprochements et assurer la distanciation sociale fortement recommandée?

Le sentiment d’invincibilité ou de désinvolture de cette entreprise nous paraît très grand.

Il nous semble que par souci envers les employés et les nombreux citoyens, commerces et entreprises, les quelques 3 millions de dollars que les villes (notamment celles de Nicolet, de Trois-Rivières ou de Shawinigan) grugent annuellement dans les poches des citoyens-propriétaires, devraient être transférés dans les aides aux victimes collatérales de la COVID-19 qui en ont bien besoin par les temps qui courent.

La permissivité semble être très présente dans l’octroi des autorisations gouvernementales.

En l’absence de cet insecticide (Bti), la biodiversité de notre environnement s’en trouvera certainement ragaillardie et les oiseaux pourront revenir gazouiller dans nos campagnes et autour de nos résidences.

Christiane Bernier

Philippe Giroul

Trois-Rivières