Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard.

«Paroles, paroles, paroles»

Le ridicule ne tue pas. En période pré-électorale et électorale, les candidats à la chefferie ont commencé à nous en montrer de toutes les couleurs en nous prenant pour des imbéciles qui ne voient rien. Sont-ils conseillés par des agences de marketing qui les poussent à faire des bouffonneries pour prouver au public qu’ils sont des gens simples et près du monde ordinaire ?

Le premier fut M. Philippe Couillard qui nous a démontré qu’il savait comment griller des saucisses à hot dogs. Très impressionnant même s’il semblait ne pas être trop habitué.

Quelques jours plus tard, après une rencontre politique, accompagné de son épouse, Suzanne Pilote, ils se préparaient à aller souper. Madame était très élégante et digne d’aller dans un restaurant cinq étoiles pour peut-être manger en entrée des escargots à l’ail gratinés suivis d’un bon filet de boeuf Wellington arrosé d’un excellent vin suggéré par un oenologue. Mais non ! Questionné par des journalistes à savoir ce qu’il allait déguster, il a répondu «une bonne poutine !»

Son épouse haussa les épaules par étonnement, déception, je ne saurais dire... En politicien habile, il voulait démonter qu’il mangeait des choses simples tout comme le commun des mortels, je présume.

On n’a pas fini d’en avoir plein la vue. M. Lisée, ne sachant pas trop quoi faire pour nous épater, inventa un lunch pour les jeunes écoliers afin de faciliter la tâche aux parents dans la fabrication de ses sandwichs, il ajoutait des tranches de tomates bien coupées au point de faire rougir Ricardo de jalousie ! Hélas, il ne savait pas que, dans la boîte à lunch, l’eau contenue dans les tomates ferait en sorte qu’après quelques heures, le pain serait mouillé et guère appétissant.

Cela ne fait que commencer. On ignore ce que ferait M. Francois Legault pour projeter une image populiste. Peut-on imaginer qu’il soit invité à une épluchette de blé d’Inde chez un organisme d’aînés? Il pourrait égrainer les épis de mais pour ceux qui n’ont pas les dents solides.

N’est-ce pas qu’une image vaut mille mots ? Pourquoi se fatiguer à dire les vraies choses qui concernent les citoyens? Ils ne sont pas intéressés à les écouter puisque leurs discours sont tous semblables avec les mêmes thèmes, économie, santé, éducation, simplement des slogans sans aucune profondeur. Comme Dalida chantait: «Paroles, paroles, paroles».

Merci

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières