Pâques des uns, Pâques des autres

En réaction à la lettre d’opinion de M. Jean Panneton intitulée «Pâques, une victoire pour qui?», publiée dans notre édition du 18 avril.

Le prêtre de Trois-Rivières, Jean Panneton, récidive. Son élan contemplatif face à la fête de Pâques est humain et fort louable pour les croyants. Mais, il y a de plus en plus de sable dans l’engrenage. Les termes et le style des énoncés nous rappellent les écrits du siècle dernier et même avant. Ils sonnent de plus en plus dans le vide. Quand je lis que le Christ a vraiment triomphé de la mort et du mal et que la lumière de Pâques nous inonde, je hoche la tête et passe à autre chose.

Si Jésus (le Sauveur) est passé par là, s’il nous a précédés, grand bien lui fasse. Mais que fait-il des milliards d’humains qui étaient là avant lui? Si nos leaders d’aujourd’hui sont des marchands de bonheur d’occasion, que peut-on penser de cette religion chrétienne qui nous a inondés de faussetés, à partir de l’opération du saint Esprit, en passant par la crucifixion du Fils de Dieu entre deux larrons, Marie qui est montée au ciel avec son corps, les péchés mortels, le feu de l’enfer… et la résurrection le troisième jour.

Ben oui, chose...

Pour digérer toute cette pseudo nourriture à la sauce pascale en 2019, la naïveté mentionnée par M. Panneton est sûrement d’une grande utilité.

Roger Matteau

Shawinigan