«Open bar»

OPINIONS / «City of Three Rivers», «Three Rivers Post Office», «Canadian International Paper», «St. Lawrence Paper». La langue anglaise était d’usage en ces années d’avant 1960. Peu s’en offusquaient. Depuis, la langue française s’est imposée tout simplement parce qu’elle respecte notre passé francophone, parce qu’elle reflète notre désir de vivre en français, parce que notre ville en a fait la promotion.

Or, visiblement un vent de changement souffle en cet hiver: brise ou bise? Comme, semble-t-il, notre identité collective et culturelle francophone assumée n’exerce pas suffisamment d’attraction, on a cru nécessaire de construire une image supposément «more attractive». À une image française claire, on en propose une autre, édulcorée, fantasmée de retombées. Comme si la nôtre n’avait pas suffisamment de profondeur comme objet de promotion.

Ne laissons pas faire! Pourquoi? Parce qu’il faut redouter que la ville de Trois-Rivières brade notre identité francophone. Parce que sous le couvert de l’ouverture à l’autre, elle enfonce un coin dans le bloc de notre appartenance à la culture francophone d’Amérique. Parce qu’elle lance une invitation à l’affaiblissement de la nécessaire solidarité pour la protection de la langue. Craignons qu’elle lance «bar est ouvert», avancez-vous et servez-vous à volonté!

Jean Roy

Trois-Rivières

Merci à la SSJB de défendre notre langue

Merci à la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie de m’interpeller pour signifier mon désaccord quant à l’utilisation du mot anglais «OPEN» pour désigner le district entrepreneurial de Trois-Rivières. Il est vrai que le mot est dans le dictionnaire français, mais c’est tout de même un terme anglais…

L’opinion du conseiller municipal du district Marie-de-l’Incarnation, «Mister» Denis Roy, m’a fait sursauter lorsqu’il dit «si je ne m’appelle pas en anglais, je suis un crétin lorsque je veux m’attaquer au marché des États-Unis». Où est le respect pour qui n’est pas de son avis? Serais-je une crétine, moi aussi, parce le français, c’est ma langue dont je suis fière?

L’affichage de IDE Trois-Rivières (OPEN) respecte-t-il la règle de la prédominance du français dans l’affichage commercial?

Lorsque la Suisse, pays que j’ai visité, brasse des affaires à l’international, ou fait de l’affichage commercial, elle le fait dans une de ses langues. Que faisons-nous de notre fierté nationale? Des élections municipales sont à venir...

Claire Rompré

Trois-Rivières