On va s’en sortir sans sortir!

OPINIONS / Londres, 21 mars 1941. Depuis 195 jours, les Londoniens subissent les raids aériens de la Luftwaffe sur le Royaume-Uni. À tous les jours, l’ennemi arrive du ciel. Des quartiers entiers sont réduits en amas de briques. Les citoyens suivent les consignes du gouvernement Churchill: tout le monde vit en quasi-permanence dans les stations souterraines des métros pour se protéger des bombes. Au final, entre le 7 septembre 1940 et le 21 mai 1941, 3,75 millions de personnes auront été déplacées, 14 621 seront tuées et 20 292 blessées, des civils en grande majorité.

Il y a quelques jours, le président Emmanuel Macron sonne la mobilisation générale: «Nous sommes en guerre face au coronavirus!» À six reprises à l’intérieur de la même adresse à la nation! Le tout sous un ton martial. Au Québec, le premier ministre François Legault déclare: «La bataille va être dure et longue.» Le directeur national de la Santé publique Horacio Arruda multiplie les recommandations pour limiter la propagation de l’ennemi.

L’ennemi: le coronavirus. Un ennemi invisible. Faudrait-il que celui-ci soit visible pour que tout le monde comprenne? Faudrait-il que les citoyens du Québec reçoivent des bombes sur la tête, comme les Londoniens, pour leur faire comprendre le danger?

Avant que la situation ne dégénère, il faut absolument obtenir la collaboration de l’ensemble des citoyens.

Ayons confiance en notre gouvernement provincial: il gère cette guerre de manière exceptionnelle. Appuyons les travailleurs québécois des secteurs de la santé, des services essentiels comme les pharmacies, les marchés d’alimentation et autres, comme les services de livraison, en évitant de les surcharger de travail. Ils sont des soldats de première ligne qui se battent à tous les jours non pas seulement pour leurs intérêts personnels mais aussi pour le bien-être de l’ensemble de la nation québécoise.

Ensemble, on va s’en sortir sans sortir!

Renaud Gauthier

Gérant de pharmacie et soldat de première ligne

Shawinigan

Merci aux médias

Merci les médias, dont Radio-Canada, Le Droit et la Coopérative nationale de l’information indépendante. Vous faites un excellent travail.

Sur la ligne de front, tout en mesurant les distances, vous faites oeuvre de rapprochement.

La guerre finie, vous me donnez l’envie de visiter Chicoutimi, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Granby.

Pascal Barrette

Ottawa