Oh! le souvenir

OPINIONS / Je n’oublie jamais de lire les lettres d’opinion de Guy Godin (que je salue en passant) dans Le Nouvelliste. Observateur averti de la politique municipale, il n’a jamais eu peur de dénoncer les tours de passe-passe des membres de notre conseil de ville. «Un conseil de ville à huis clos ou sur le party?», demande-t-il dans son article publié le 21 mars dernier.

C’est pourquoi je tiens à saluer fortement l’auteur de cet écrit qui ne manque pas de «piquants», c’est-à-dire de vérités qui stimulent l’attention de ses concitoyens dans une «dissociété» de plus en plus composée d’individus anonymes, égaux, instables, interchangeables, sans références vivantes et qui voient leur expérience réduite au rayon très court de leurs sensations propres... comme si l’hypocrisie, l’anarchie mentale, la volonté de puissance, les mensonges de propagande n’existaient pas!

Le solide texte de Guy Godin devrait nous rappeler que notre devise demeure «Je me souviens» et ce, même si notre poète dit national, Gaston Miron, croyait que notre devise ne s’explique que par un constat: «nous ne nous souvenons de rien», surtout quand on pense que notre «gros» amphithéâtre continue de vivre «au crochet de la Ville pour un autre million et demi de dollars»... Sans oublier les millions de dollars en subventions pour des feux d’artifice, le Festival Country, le Cosplay Fest et l’animation au centre-ville.

«Le coronavirus? C’est quoi ça?», pour reprendre les termes de Monsieur Godin.

André Désilets

Trois-Rivières