Nous faudra-t-il vivre avec ce virus?

OPINIONS / Pratiquement le monde entier est aux prises avec cette merde qu’est la COVID-19 ou si vous préférez le coronavirus. Récemment, les journaux faisaient état que ce virus pouvait être variable en matière de gravité, dépendamment de l’individu atteint.

Ici au Canada, cette pandémie est prise très au sérieux tandis qu’aux États-Unis, on l’a prise à la légère au début et actuellement, ils sont dépassés par les événements, si bien que leurs départements de la santé publique ont beaucoup de difficultés à traiter les personnes atteintes. Étant donné que les soins de santé sont habituellement facturés aux clients, il va sans dire qu’une sélection semble être exercée à travers les malades, ce qui naturellement fait exploser le nombre de cas et de mortalités.

Le problème est mondial et il s’écoulera beaucoup de temps avant de revenir à la normale. Actuellement, tout le monde vit dans la crainte de le contracter. Comme ce virus est variable d’un individu à l’autre, il sera sans doute plus difficile de trouver un vaccin approprié. À court terme, un médicament aidant à atténuer la maladie causée devrait aider un bon nombre de gens atteints et c’est pourquoi nous devrons peut-être apprendre à vivre avec la COVID-19 pendant plusieurs semaines.

Plusieurs cherchent les responsables de cette situation; en fait nous le sommes tous un peu. Depuis plus de 25 ans, nous vivons dans un monde de mondialisation et de libre échange, ce qui a favorisé l’ouverture des frontières, le travail, les voyages d’affaires, les voyages touristiques, une multitude d’échange de biens et services, la venue de nombreux immigrants, échanges d’étudiants, croisières, allées et venues des snowbirds, etc.

Si nous pouvions revenir en arrière, il est fort probable que certaines exigences et précautions additionnelles auraient fait partie de conditions essentielles pour voyager à travers le monde. L’après-crise nous le dira certainement car il nous faudra demeurer prudents pendant un bon moment avant de reprendre un rythme à ce sujet.

En attendant un dénouement, nous devons nous soumettre autant que nous sommes à des restrictions avouons-le frustrantes et ennuyantes, en plus de voir des centaines d’entreprises sur le bord de s’effondrer. Actuellement, ces mesures fonctionnent en retardant l’évolution du virus par région. Toutefois, nous percevons chez la population de plus en plus de frustration et l’abondance des informations et d’opinions variables des spécialistes crée une véritable psychose chez tous les citoyens.

Si des signes plus encourageants ne se manifestent pas d’ici quelques semaines, une grande partie des gens confinés feront fi de ces mesures imposées et en auront marre d’être comme des lions en cage. Alors il se pourrait que les gouvernements puissent être obligés d’autoriser l’ouverture de plusieurs entreprises et établissements favorisant des rencontres afin d’éviter le chaos social. Si cela devient le cas, il nous faudra nécessairement vivre avec la COVID-19 et en assumer les conséquences.

Souhaitons aussi que le personnel de la santé tienne le coup car dans le moment, la situation est épuisante pour ces travailleurs. Il ne faut pas perdre espoir et se convaincre que le temps arrange tout.

Alain Tourigny

Victoriaville