Jean Charest

Nous avons tous payé pour ça

OPINIONS / Nous apprenions récemment ce que certains savaient déjà. Des libéraux, pas tous heureusement, se sont payé la traite en utilisant le financement des partis politiques pour se «graisser la patte».

Et contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, ce ne sont pas seulement que les militants du PLQ qui ont payé pour le pont d’or offert à Jean Charest mais nous aussi, comme contribuables.

En instaurant le financement des partis à 100 $ par année, sans remboursement d’impôt, le Parti québécois a mis une fin, en 2013, à l’hémorragie des deniers publics.

Pour revenir au sujet, il appert que le PLQ aurait versé, selon certaines rumeurs, de l’argent recueilli par ses militants pour payer l’hypothèque de la maison de Jean Charest à Westmount.

Il semblerait que ce soit sous enquête; mais ce qui est certain cependant, c’est que les dirigeants de ce Parti libéral ont versé, à même les contributions recueillies par le PLQ auprès de ses militants, 75 000 $ par année pendant dix ans comme compensation à Jean Charest.

Le financement des partis politiques de l’époque permettait alors aux donateurs de réclamer un montant prévu à la Loi du financement des partis politiques dans leur rapport d’impôt.

De plus, nous avons appris que certains gros financiers remboursaient leurs employés qui, eux, faisaient un don au PLQ allant jusqu’à un maximum de 3000 $ par année. Il n’est donc pas farfelu de penser que ces gros financiers ont pu demander au fisc, lors du dépôt du bilan annuel de leur entreprise, des remboursements d’impôt comme dépenses pour pertes encourues.

Cela signifie que les remboursements demandés par les personnes physiques ou les personnes morales (entreprises) au fisc ont été financés par les contribuables que nous sommes, à même les impôts perçus par le fisc, par nous tous qui avons donc versé notre dû en payant de façon honnête les impôts prévus par notre déclaration fiscale annuelle.

Comme contribuables, nous avons donc tous payé pour que Jean Charest soit bien installé dans une maison cossue à Westmount.

Jean-Pierre Jolivet

Ex-député de Laviolette à l’Assemblée nationale