N’oublions pas les plus vulnérables

OPINIONS / Le 14 mars dernier, François Legault a déclaré que le plus grand risque au Québec était que le virus entre dans les centres de personnes âgées. C’est arrivé. Le coronavirus est entré dans les résidences pour personnes âgées et il est fatal pour plusieurs. La situation est horrible. Les opinions abondent... À qui la faute? Qu’aurait dû faire le gouvernement? La population? On connaissait cette réalité depuis longtemps, c’est arrivé quand même...

Nous connaissions une autre triste réalité au Québec. Non seulement les aînés font partie des populations vulnérables, mais également les enfants qui ne sont pas suffisamment nourris, ceux qui sont négligés par leurs parents, les personnes victimes de violence conjugale, les personnes qui souffrent d’un problème de santé mentale, et j’en passe. Beaucoup. Énormément.

Qu’arrive-t-il de ces personnes vulnérables pendant la crise? Leur vulnérabilité augmente. Leur situation se dégrade. Leurs besoins augmentent. Qu’en est-il des services qui leur sont offerts? Rien. Déjà grandement déficients au Québec, les services sociaux n’ont pas été significativement bonifiés depuis le début de la crise.

Nous connaissons tous la réalité de ces personnes vulnérables. Quoi faire? Simplement faire pression pour que le gouvernement investisse dans les banques alimentaires. Dans les centres jeunesse. Dans les centres pour victimes de violence conjugale. Dans les centres de prévention du suicide. En santé mentale. Dans les services sociaux. Un réel investissement pour rendre tous ces services accessibles, gratuits et réellement intégrés au système de santé public. Après tout, on parle du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Catherine Ouellette

Enseignante en psychologie au collégial