La multiplication des îlots de chaleur est préoccupante dans la plupart des villes. Heureusement qu’on trouve des piscines et des jeux d’eau pour se rafraîchir un peu par temps chaud.

Notre ville peut-elle faire plus contre la canicule?

Trois-Rivières peut-elle faire plus contre la canicule?

À priori, à part faire ce qui est déjà fait, c’est-à-dire offrir des lieux de fraîcheur, prolonger les heures de piscines, on aurait tendance à dire que non… Pourtant, oui, il y a possibilité de faire plus encore. Les épisodes de chaleur extrême vont se multiplier au cours des années à venir. Il s’agit d’un des nombreux résultats négatifs provoqués par les changements climatiques en cours sur notre planète. Une raison de plus d’agir pour limiter ces changements climatiques. Mais, à court terme, que peut faire notre ville contre la canicule?

Nous comprenons tous qu’en pleine nature avec des arbres, ces périodes de grandes chaleurs sont plus vivables et moins dommageables. Ceux et celles qui ont un chalet en forêt sur le bord d’un lac, s’y précipitent! Sans atteindre cet équivalent, nous avons le défi de «verdir nos villes» pour y vivre mieux. Le type de développement qui s’est fait dans le passé a eu pour conséquence de créer ce que l’on nomme des «îlots de chaleur». Il s’agit d’espaces très asphaltés, bétonnés, avec peu de verdure, qui emmagasinent la chaleur et la relâchent de façon continue. Les chercheurs de l’Institut national de santé publique (INSPQ) disent que l’on retrouve dans ces îlots de chaleur une température qui peut être plus élevée de 5 à 12 degrés que dans les autres secteurs. Ces espaces ont été répertoriés dans notre ville.

Maintenant, ce qu’il manque, c’est un vaste plan, ambitieux, pour verdir tous ces espaces, et ce, rapidement. On considère qu’un arbre mature équivaut à cinq climatiseurs qui fonctionnent pendant 20 heures par jour (source: Nature Québec)! Donc planter des arbres est un incontournable, mais c’est aussi des végétaux, des toits verts, des jardins communautaires, des ruelles vertes, etc. C’est également un resserrement dans les règlements municipaux pour faire en sorte que l’on préserve davantage le couvert végétal et les arbres déjà existants.

C’est utile pour diminuer la chaleur mais c’est également un plus pour la santé. Dans un article paru récemment, le Dr Pierre Gosselin, associé à l’INSPQ, déclarait: «La présence d’espaces verts à proximité de notre résidence réduit certaines maladies de façon significative. On note moins d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), moins de problèmes respiratoires et moins de problèmes de santé mentale» (La Presse, 30 juin 2108, Hugo Pilon-Larose).

Je suis convaincu que les conseillers municipaux ont à cœur cette question et seront faire cheminer ce dossier. Après tout, il s’agit simplement de prendre soin de notre monde!

Jean-François Aubin

Trois-Rivières