L’auteur de cette lettre se réjouit du retour d’une vraie flamme coiffant le grand flambeau de Trois-rivières.

Notre-Dame-de-Trois-Rivières

Quand j’ai pensé écrire ce papier, je marchais sur la rue des Ursulines pour voir la dernière représentation de Notre-Dame-de-Paris à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.

Samedi dernier. Le centre-ville vivait avec ses Délices d’automne.

Les restos de la rue des Forges avaient la bouche pleine!

Les abeilles zigzaguaient dans les verres de sangria sur les terrasses bondées.

Puis. Après un excellent repas, je me suis dirigé vers l’Amphithéâtre et j’ai remarqué le retour du feu coiffant le grand flambeau de Trois-Rivières. Vous dire comment j’ai trouvé ça beau!

La flamme. Les jets d’eau et les fleurs de canna pointant le ciel! Puis les notes du piano public! Sublime joueur!

Vous dire aussi combien je ne m’étais pas caché pour rappeler à qui de droit, au maire en particulier, comment je trouvais ça laid auparavant! Une parure en plastique qui représentait une fausse flamme sur un monument érigé pour souligner le 325e anniversaire de la fondation de Trois-Rivières. Le maire s’en est occupé de la flamme! Merci la Ville!

Heureux retour pour réchauffer l’histoire.

Oui je sais qu’il y a des coûts à tout ça. Mais l’idée d’allumer la flamme à des moments précis s’avère une bien meilleure idée qu’un feu en plastique en stroboscope sur le bout d’un monument historique.

En tout cas.

J’ai poursuivi mon chemin en serpentant la beauté mystérieuse de la rue des Ursulines que toute la Mauricie découvre plus; depuis que l’Amphithéâtre trône au bout!

Rendu là. J’écoutais les commentaires élogieux des visiteurs sur l’esplanade de l’Amphithéâtre.

Sur la grande place, en face de l’île, les gens admiraient la Saint-Maurice qui embrasse son Saint-Laurent.

Il faisait encore beau samedi. On se croyait ailleurs!

Dans une belle ville du monde.

À la belle étoile. Dans le plus bel amphithéâtre du Québec.

Loin surtout d’un hôtel de ville qui recommence à gronder!

Dans le coin du Saint-Laurent, de la Saint-Maurice et de Boréalis, Trois-Rivières a changé. Trois-Rivières respire plus fort. Et plus grand là-bas!

La fierté, on la ressent pour vrai.

Et quand Gringoire a entamé les premières notes de Notre-Dame-de-Paris, j’ai été frappé par l’ampleur de tout ça. Par l’impact sonore incomparable!

Grandiose et spectaculaire cette grande scène où les plus importants déploiements artistiques sont possibles.

Tout ça n’avait rien à voir avec le spectacle que j’avais déjà vu il y a quelques années.

«Notre-Dame-de-Trois-Rivières» passera à l’histoire!

Mais tout ce que je souhaitais ce soir-là, tout, c’est que, cette grande fierté qui me traversait demeure longtemps dans ma capitale régionale.

Oui, s’il faut, prions Notre-Dame.

Pour que la flamme qui brûle au bout de son flambeau ne s’éteigne jamais.

Ne laissons personne éteindre ce feu près du Saint-Laurent!

Notre-Dame! Une ville c’est fragile!

Daniel Brouillette

Saint-Narcisse