Nos origines... et nos obstacles

OPINIONS / Depuis toujours je me questionne sur mes origines. J’ai reçu mes antécédents et un excellent soutien de la part du Service antécédents et retrouvailles de la Mauricie mais je ne connais pas l’identité de mes parents.

Depuis 2017, la nouvelle loi a été votée et appliquée en 2018, nous autorisant à connaître l’identité de nos parents biologiques. Donc j’ai appliqué en août 2018 à l’équipe Infos Adoption de la Montérégie et je suis toujours dans l’attente d’une réponse.

Depuis juin 2019, le deuxième volet de la nouvelle loi 113 s’est ajouté. Au fil des semaines, plusieurs restrictions ont été appliquées en réduisant les informations qui me donnaient l’espoir de connaître mes origines.

Parmi ces restrictions, le nom des pères biologiques ne sera pas communiqué à moins que ceux-ci aient signé un document à la naissance de l’enfant.

J’avais l’information que le nom de mon père était inscrit au dossier mais selon les changements, il me sera impossible de connaître le nom car selon le ministère, les pères sont «PRÉSUMÉS» donc est-ce que l’on traite ma mère biologique de mensongère?

Depuis le tout début des placements pour l’adoption, les pères n’ont pas souffert de conséquences contrairement aux mères et même si l’identité du père est fausse en tant qu’adulte, je sais très bien que seul un test d’ADN fait la preuve de la paternité.

De plus, j’ai appris que mon service d’antécédents-retrouvailles fermera ses portes à la fin de l’année pour laisser place à une nouvelle restructuration pour tout le Québec.

Sur les réseaux sociaux, il est question de la création de quatre endroits où seront traitées les demandes pour tout le Québec.

Avec l’attente que je vis présentement pour obtenir l’identité, je me demande combien de mois, d’années les gens qui sont au début de leur démarche devront-ils attendre?

Plusieurs ont fait des démarches auprès des personnes en autorité mais il semble que la cause des personnes adoptées n’est pas intéressante ou n’arrive pas à les intéresser.

Stella Paul

Trois-Rivières