Noël: dans notre culture et nos traditions

OPINIONS / Dans la rectitude politique de la gauche «régressive» disons-le, et pour respecter la logique du multiculturalisme et de l’inclusion, il ne faudrait plus dire Joyeux Noël. N’importe quoi d’autre serait acceptable.

Si nous respectons justement la Loi du multiculturalisme qui consiste à reconnaître la diversité culturelle de la société canadienne, il nous revient à nous de célébrer ouvertement cette fête chrétienne, partageant ainsi fièrement notre patrimoine. C’est un héritage que nous avons reçu et les valeurs chrétiennes comme la générosité, le partage et le pardon en font partie intégrante.

C’est dans notre culture et nous n’avons pas à en rougir. Nous sommes majoritaires et nul n’est besoin de s’effacer au profit des minorités, bien au contraire. Quel et l’essence même de cette grande fête? C’est essentiellement la fête de la naissance de Jésus qui est venu en ce monde pour nous livrer un message d’amour, de paix et de pardon. Le monde d’aujourd’hui a délaissé ce message.

Revenons à l’essentiel de Noël, la grande fête de l’amour. Beaucoup d’entre nous, non pratiquants, qui disent ne plus croire, iront pourtant à l’église le 24 au soir ou le 25 faire voir la crèche et l’Enfant Jésus à leurs enfants ou petits-enfants et certains donneront quelques sous pour mettre dans le petit sac de l’ange, s’il est encore là...

C’est la tradition qui unit notre peuple et nos gènes qui ont fait de nous un peuple sensible, accueillant et tolérant et qui sait s’émouvoir car, dans le fond, il y a encore un peu de foi. Ce sera aussi une occasion d’entendre ces beaux chants et cantiques qui ont bercé notre enfance mais que les centres commerciaux ignorent, peut-être pour ne pas froisser nos minorités.

Si Noël n’existait pas, il n’y aurait pas de ces collectes, guignolées et sollicitations de toutes sortes pour préparer des paniers de Noël, apporter des jouets aux familles défavorisées, ni de tablées pour les sans-abris ou encore de visites dans les centres pour aînés par des groupes de bénévoles pour faire vivre un peu de cette joie de Noël. Il n’y aurait pas eu non plus une fête de Noël traditionnelle pour les familles venues d’ailleurs à Trois-Rivières le 15 décembre dernier.

C’est tout cela Noël et c’est surtout la fête des enfants. Ne les empêchons pas de vivre dans ce monde imaginaire du père Noël, des lutins et de la fée des étoiles. Pour citer Denise Bombardier, récemment: «Le père Noël n’est pas une ordure avec son bon rire généreux, affectueux, joyeux, sa barbe blanche et son traîneau non polluant [...]. Les enfants ont besoin de rêver et ils sauront bien assez vite, chers parents capitalistes, que c’est vous qui payez pour les jouets». Joyeux Noël à vous tous!

Gaston Bouffard

Shawinigan