Mosaïques florales: vivement un baume sur nos cœurs de confinés en déconfinement!

OPINIONS / Le mois de mai est mon mois préféré, car j’y suis née un dix-neuvième jour du mois il y a de cela quelques décennies. Mais, au-delà de ce mois magnifique, c’est aussi l’éveil à la nature, aux fleurs qui se pointent le bout du nez pour nous enivrer de leur parfum et surtout de leur beauté unique.

L’été est enfin là! Plusieurs ont sorti leurs vélos, certains font la course, d’autres se font un plaisir de faire leur marche quotidienne et circulent de quartier en quartier dans une si belle ville qu’est la nôtre en se reposant parfois sur les nombreux bancs de parc nous permettant d’admirer la nature ou d’observer les passants.

Une variété de mosaïques florales au cœur de notre ville embellissait nos quartiers. Plus d’une douzaine d’œuvres d’art nous étaient présentées à différents endroits et le respect des admirateurs faisait en sorte que d’année en année, ce fabuleux décor nous était offert pour embellir nos étés.

Le mois de juin 2020 est entré dans notre quotidien et deux mosaïques (une grande et une petite dont la composition n’est pas encore établie) ont fait leur apparition aux abords du site l’Adresse sur le fleuve pour réunir en un seul endroit ces œuvres d’art qui faisaient désormais partie de nos étés en terre trifluvienne. Mais est-ce qu’il y aura des horticulteurs pour les faire?

Ceux-ci seront sans doute partis vers d’autres villes plus axées sur L’ART. Par ailleurs, il est aussi désolant de constater que le désherbage n’est plus fait. Or, si cela perdure, dans quelques années, il ne sera plus question de ces découpages floraux car, la nature prenant ses droits, cette dernière envahira ces îlots de fleurs. Pourrait-on conserver ce qui est beau dans cette ville?

Notre ville est-elle confrontée à un déficit budgétaire si important justifiant une telle décision? Pourquoi un seul site peut-il en bénéficier? Trois-Rivières VILLE d’ART et de CULTURE: un beau titre, mais alors que fait-on de ces mosaïques qui justement donnaient à la ville un air de beauté et de culture?

J’ai vécu les premières années de la naissance de ce merveilleux projet qu’est l’Adresse sur le fleuve pour y avoir travaillé et il est vraiment triste et choquant de le voir dépourvu de l’entretien des îlots de verdure qui affichaient une telle beauté pour les résidents du quartier mais aussi pour tous les marcheurs et les cyclistes qui y défilent en grand nombre jusqu’à l’Amphithéâtre.

Cette beauté intrinsèquement bénéfique à nos yeux représente une fierté pour notre ville à notre propre regard mais aussi à celui des visiteurs.

Il est aussi important de constater que les Trifluviens et les touristes sont et ont toujours été très respectueux envers tout ce qui est fait en horticulture puisque la beauté est indispensable à notre bien-être. Également, tous les autres sites de la ville où l’on pouvait admirer les mosaïques ont été retirés. Triste, vraiment! Trois-Rivières VILLE d’ART et de CULTURE, un beau titre, mais alors que fait-on de ces mosaïques qui justement donnaient à la ville un air de beauté et de culture? L’été est là et c’est devenu une tradition que d’admirer les mosaïques florales.

En cette période de pandémie, la beauté revêt un baume à nos tristesses, et en période de déconfinement et de bouffées d’air, il est nécessaire et même impératif de revoir votre décision de nous redonner nos mosaïques!

Céline Tessier

Trois-Rivières