Mosaïques de quoi?

Année après année, l’émerveillement était au rendez-vous devant toutes les belles mosaïques florales qui ornaient çà et là, la belle ville de Cap-de-la-Madeleine, maintenant fusionnée à la grande ville de Trois-Rivières; ce qui n’a probablement aucun rapport avec la modification des mosaïques.

Mais l’émerveillement ne se manifeste plus devant les nouvelles mosaïques garnies de grosses pastilles blanches. C’est à se demander si elles ne sont pas tombées malades et qu’il faille maintenant les submerger de pastilles «médicales».

J’admire l’implication de tous les organismes communautaires ainsi que le but recherché de nous informer des différentes valeurs véhiculées au sein de ces organismes, mais fallait-il pour autant sacrifier la beauté des mosaïques florales, leur variété de couleurs, pour les remplacer par des thématiques riches de par leurs valeurs, mais froides de par leurs couleurs?

Le milieu communautaire joue un rôle indispensable dans une société comme la nôtre, personne ne contredira cette réalité, et il est indispensable d’en véhiculer l’information, mais aurait-on pu utiliser un autre mode de publicité que celui des espaces floraux? Je crois qu’il y a lieu de se questionner.

Les mosaïques florales avaient de l’éclat de par leur variété de couleurs et de beauté. Les mosaïques jonchées de pastilles m’apparaissent ternes et sans attirance, d’autant plus que pour en prendre connaissance, il est nécessaire de sortir de notre véhicule.

Finalement, il y a peut-être une solution qui comporterait d’ajouter quelques mosaïques vraiment florales, à quelques endroits clés de la ville!

On peut toujours rêver!

Ghislaine Noël

Trois-Rivières