Lise Payette

Mme Payette a fait son temps

Des bavures, elle en a fait beaucoup au cours de sa vie. Il s’agit de Lise Payette, dont la renommée n’est pourtant plus à faire.

Elle parle toujours haut et fort, croyant que tout le monde est d’accord avec ses idées. Elle s’arrange toujours pour qu’on parle d’elle. 

Après avoir lu les articles concernant Léa Clermont-Dion, j’ai ressenti une grande compassion envers cette jeune femme. À 17 ans, elle était toute jeune, candide, et faisait confiance à ses idoles qui étaient Michel Venne et Lise Payette. 

À cet âge, on idéalise nos idoles. Lise Payette, elle est devenue aux yeux de Léa une vierge aux pieds d’argile. Quant à Michel Venne, on va laisser la justice s’en occuper.

J’ai aussi de la difficulté à croire que Lise Payette a bien représenté les femmes comme ministre de la Condition féminine du Québec; ce ne fut qu’une nomination politique à mon avis. Les femmes qui, comme moi, ont un certain âge ou un âge certain doivent se rappeler le cas des Yvettes dans les années 80. 

Pour les jeunes femmes qui n’étaient peut-être pas nées à cette époque, un court rappel de ce qui s’est passé suffira. Mme Payette se déclarant évoluée et émancipée, étant une femme dans le milieu du travail, jeta son arrogance et son mépris envers les femmes qui avaient fait le choix de demeurer à la maison. 

Elle les qualifia d’Yvettes, faisant référence à un livre pour enfants et cibla l’épouse de M. Claude Ryan, Madeleine Guay, qui avait fait le choix de demeurer à la maison pour élever ses enfants.

Cette sortie de Mme Payette déclencha une colère chez les femmes du Québec. En peu de temps, des autobus remplis de femmes venant de toutes les régions se rendirent au Forum de Montréal. Nous avions toutes une fleur en main et avons chanté et rendu hommage à Mme Ryan. Des conférencières prirent la parole, dont la sénatrice Thérèse Casgrain qui, d’un ton calme et modéré, condamna les propos de Mme Payette.

La cause des femmes a beaucoup évolué depuis ce temps et il reste encore du travail à faire si on en juge à ce qui s’est passé depuis les dernières semaines. Cela prend plus qu’une génération à changer des mentalités. 

La relève est présente et Mme Payette, dont les heures de gloire sont terminées, devrait se tenir à l’écart.

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières