Stéphane Lessard

Miser sur la collaboration pour l’avenir du patrimoine archivistique

En réaction à la lettre de Suzanne Girard intitulée «Quand BAnQ oublie d’être ‘‘Archives’’», publiée dans notre édition du 2 février.

Madame Girard,

Votre récente lettre m’incite à rappeler que, par l’entremise de sa Direction générale des Archives nationales, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) est l’instance publique responsable des archives produites par l’État québécois. À ce titre, elle offre de l’aide-conseil en gestion documentaire à près de 2500 ministères et organismes. Par ses interventions et ses programmes, elle joue aussi un rôle déterminant au regard de la conservation et de la diffusion des archives publiques et privées du Québec. Elle exerce, à cette fin, les attributions prévues à la Loi sur les archives.

Par sa présence dans les principales régions du Québec, BAnQ conserve les archives dans leur lieu d’origine et offre des services de proximité aux citoyens. Elle étend aussi son action grâce à de nombreux partenariats. Les 42 services d’archives privées agréés par BAnQ qui assurent, dans toutes les régions du Québec, la garde et la mise en valeur des archives, font partie de ces partenaires privilégiés.

En avril dernier, le programme de soutien aux archives privées, qui est consacré aux services d’archives privées agréées (SAPA), a reçu une bonification de son enveloppe budgétaire pour les deux premières années. Cette somme, allouée par le ministère de la Culture et des Communications, a permis de financer sept SAPA de plus que les 25 prévus au départ.

BAnQ est consciente des défis engendrés par la modification de ses programmes d’agrément et de traitement des archives privées. À cet effet, elle a récemment mis en place un comité de transition formé notamment de membres issus des milieux des SAPA, dont un des mandats est de produire des recommandations destinées au ministère relativement aux programmes. Le comité évalue également les besoins des SAPA en termes de formation et de partage d’expertise, sans compter qu’il définit des moyens concrets leur permettant de développer leur autonomie financière et d’optimiser leur gouvernance.

Au cœur de notre action, nous misons sur la collaboration que nous avons toujours ressentie de la part du réseau afin de parvenir à des solutions qui favoriseront la pérennité du patrimoine archivistique. Soyez assurée que nous y travaillons avec détermination.

Hélène Laverdure

Conservatrice et directrice générale des Archives nationales

Bibliothèque et Archives nationales