Mieux connaître la pauvreté

J’ai participé le 17 octobre dernier à une activité lors de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Celle-ci se déroulait à Saint-Narcisse et était organisée par des organismes communautaires de la MRC des Chenaux.

L’activité était vraiment intéressante et instructive! Ce que j’en retiens surtout, c’est que si nous avions accès au revenu viable qui couvrirait les besoins de base, soit de 22 285 $ pour une personne seule, selon les chiffres qu’on nous a présentés, nous pourrions redonner beaucoup plus à la société.

Si chaque personne avait plus d’argent pour se nourrir sainement, nous serions plus nombreux à être en meilleure santé et ça nous aiderait à être plus productifs afin de contribuer davantage à notre société.

Malgré tout, avec un petit peu plus, ce serait encore mieux! Mieux vivre plutôt que simplement survivre, ça permettrait aussi à toutes les personnes dans notre société de mieux se nourrir, ce qui est la base de la santé. C’est entre autres ma motivation à m’impliquer dans le Regroupement des cuisines collectives du Québec en y représentant le Fonds communautaire des Chenaux.

Ce genre de journée ou d’activité est vraiment utile pour enlever les préjugés envers les personnes plus démunies. Par exemple: «C’est la faute des pauvres s’ils sont dans la misère». C’est faux! Ce sont les situations qui créent la pauvreté, pas les gens eux-mêmes. Oui, ils font des choix, des bons et des moins bons, comme tout le monde, quoi!

Je crois qu’un des objectifs de cette journée a été atteint: celui qui permet aux personnes en situation de pauvreté de prendre la parole sur les situations qu’elles vivent.

J’espère maintenant que ces objectifs seront eux aussi bientôt réalisés: sensibiliser les élus aux réalités de la pauvreté et finir par l’éliminer cette fameuse pauvreté-là.

Linda Letendre

Saint-Stanislas