Depuis son ordination épiscopale, dimanche dernier, il faut maintenant l’appeler «monseigneur» Pierre-Olivier Tremblay. Le nouvel évêque auxiliaire du diocèse de Trois-Rivières est ainsi devenu le plus jeune évêque au Canada.

Mgr Pierre-Olivier Tremblay, au-delà de l’individu

L’auteur, Steven Roy Cullen, est candidat pour Québec solidaire dans la circonscription de Champlain.

C’est toute la Mauricie qui doit être fière de l’ordination épiscopale récente de Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay comme évêque auxiliaire de Trois-Rivières. En notre époque, c’est la réussite personnelle qui est d’abord mise de l’avant. Or, que des hommes et des femmes de la valeur de Monseigneur Tremblay consacrent leur vie au partage et à la promotion du bien commun, en paroles comme en actes, a de quoi nous rassurer. Et cela mérite d’être salué.

De façon très concrète, Monseigneur Tremblay, à titre de recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, veille aussi à la mise en valeur de ce lieu de pèlerinage et de fierté collective. À cet égard, les annonces récentes d’investissements majeurs de la Ville de Trois-Rivières et du ministère du Tourisme pour la modernisation des lieux sont aussi de bonnes nouvelles. À terme, c’est plus de 44 millions de dollars dont le Sanctuaire a besoin pour mener à bien son projet de développement. Ces investissements se justifient aisément par les retombées anticipées et par le caractère exceptionnel du lieu. Le Sanctuaire et sa basilique sont des monuments du patrimoine régional, témoins de notre histoire et des valeurs qui ont forgé l’identité de notre peuple.

S’il faut saluer la mobilisation que suscite le chantier annoncé dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, on doit d’autre part déplorer l’absence d’action concertée à l’échelle nationale, visant à protéger notre patrimoine bâti et religieux. On ne compte plus les églises et presbytères qu’on laisse se détériorer ou que l’on vend au plus offrant, en Mauricie comme ailleurs.

À leur échelle, pour les petites communautés, les églises et presbytères des paroisses et des villages demeurent des symboles identitaires forts. La ferveur qui a vu ces monuments se dresser témoigne d’une époque où un peuple était capable de se réaliser au-delà de l’individu. En sommes-nous encore capables?

La protection et la valorisation de notre patrimoine sont un gage de qualité de vie et d’une occupation dynamique du territoire. Ils sont également un devoir envers les générations futures. Voilà un (autre) projet qui devrait collectivement nous animer. Réjouissons-nous que des hommes et des femmes de la valeur de Monseigneur Tremblay l’aient compris. À l’aube des élections québécoises, exigeons également en ce sens des engagements concrets de la part des candidats et candidates des différents partis. Vous pouvez d’ailleurs compter sur moi, en paroles comme en actes.