Matin de grisaille

Il y a quatre ans, au lendemain des élections au Québec, j’écrivais dans cette rubrique avec le même titre. J’étais déçu de voir élire un gouvernement libéral malgré toutes les allégations de malversation soulevées par la commission Charbonneau sur l’octroi des contrats publics.

En ce lendemain des élections 2018, je vis la même sensation. Les concessions faites par le gouvernement fédéral concernant la gestion de l’offre dans le secteur agricole sont inacceptables pour le Québec. Pourtant le premier ministre Trudeau avait promis qu’il défendrait les intérêts des «Canadiens», pas nécessairement ceux des producteurs agricoles du Québec.

C’est là qu’on réalise que le poids politique de la classe agricole québécoise ne pèse pas lourd dans les décisions politiques. Nous avons déjà subi des reculs lors de l’accord Asie-Pacifique et encore tout récemment avec l’Europe alors que le gouvernement fédéral ouvre la porte à l’importation de fromage.

Maintenant vient s’ajouter une autre ouverture avec les États-Unis pour 3 % de notre marché. Comment les régions du Québec et en particulier celles qui ont l’agriculture comme moteur économique vont-elles s’en sortir? Comment mes enfants qui commencent avec leurs jeunes familles en production laitière dans le Centre-du-Québec vont-ils payer leurs hypothèques?

Une chance qu’il y a des députés élus pour le Parti québécois et pour Québec solidaire pour continuer à «vraiment défendre» les intérêts du Québec dans un système fédéral ou nos intérêts ont toujours passé en deuxième place.

Jean Guilbert

Producteur de lait

sept jours par semaine,

365 jours par année

Saint-Maurice

UN JOYAU À PROTÉGER

Quelle est cette maudite idée de toujours vouloir développer, et encore développer et encore une ville qui l’est déjà, de détruire de ce fait ses milieux naturels, d’augmenter sa population, d’augmenter la circulation, le bruit, la criminalité, la pollution?

On a la chance d’avoir à notre portée un beau territoire semi-sauvage, alors pourquoi le transformer en une «une forêt de bungalows, de condos, de centres commerciaux»? Les photos qu’on a vues dans le journal et qui montrent un avant et un après font penser à un tableau de Michel-Ange qui aurait été couvert de graffitis!

Il ne faut pas laisser détruire un tel joyau, quitte à ce que la Ville prenne les mesures nécessaires pour l’acquérir et pour pouvoir le transmettre aux générations à venir!

Maurice Milot

Trois-Rivières