Marcheurs et marcheuses de l’espoir

La caravane du Honduras sanglant se dirige vers le nord de Trump. La violence déplace les peuples. Qui ne demandent pourtant qu’à vivre, qu’à vivre mieux. Marcher: il ne reste parfois que ça. Marcher d’espoir. Marcher l’espoir.

Ici, nous regardons dans nos salons les images HD diffusées sous tous les formats et sur toutes plateformes. Nous sommes témoins – des témoins non gênants. Et… j’en suis. Force est d’admettre que je ne fais que regarder dehors. Ne sachant que faire, que dire.

Pendant ce temps, il neige doucement sur le pays. Un peu plus au nord de Trump.

Mais qui sont ces barbares qui déracinent les peuples, démembrent les familles et coupent les langues à qui ose dénoncer la violence? Qui sont ces tueurs? Et qui sont ceux qui ont créé ces tueurs, et les protègent? Bientôt, il ne restera plus qu’à couper des pieds. Pour faire en sorte que l’espoir finisse d’espérer. Je crains. Je crains fort que quelqu’un y songe.

La caravane avance toujours. Quelques maigres avoirs dépossédés sur le dos. D’une main, tenant celle de leurs enfants – qui, ayant vieilli trop vite, ne posent plus de questions. Et de l’autre main, tentant d’encourager le cœur à bout de souffle court. Bientôt, la caravane parviendra aux portes de l’Amérique de Trump. Nom de Dieu! Que va-t-il se passer? À propos, quel Dieu vous conseille, M. Trump?

Pendant ce temps, il neige doucement sur le pays. Un peu plus au nord.

Alors que des images de fin du monde marchant d’espoir me mitraillent la tête. Et pourtant, par intermittence, je tiens encore à croire que face à l’inhumain seul l’humain peut faire une différence.

Rose-Aimée Bédard

Trois-Rivières

Haro sur la baisse de vitesse

Lettre adressée aux membres du conseil de ville de Trois-Rivières.

Vous avez voté en majorité pour l’adoption de la Vision zéro accident dans notre ville en adoptant également la limite de vitesse de 40 km/h dans les quartiers résidentiels. Vous êtes des représentants des citoyens, mais vous n’avez pas consulté ceux-ci pour un changement de cette ampleur.

Nous sommes suffisamment taxés actuellement et il est inutile d’en rajouter avec une caserne supplémentaire, des policiers en ajout, etc. Il a été mentionné dans les médias que la situation des accidents n’est pas problématique.

Je vous demande donc de revoir votre décision pour le bien-être des citoyens de notre ville.

Roger Daigle

Trois-Rivières