Marcher en silence et masqué

OPINION / Tout de même étonnant. Samedi, sur le coup de 14 h devant le pavillon Ringuet de l’UQTR, des personnes vont marcher en silence pour s’opposer au racisme qui a fait tant de bruit depuis une dizaine de jours. Masqués, ces femmes et ces hommes vont marcher pour dénoncer le meurtre d’un Afro-Américain commis par un policier de Minneapolis. Je marcherai avec ces personnes, masqué en raison de la pandémie, mais aussi masqué par ma tristesse de devoir manifester pour redire le «gros bon sens» c’est-à-dire «respect pour tous de la part de tous».

Étonnant silence qui me rappellera que nous devons demeurer vigilants pour que des villes comme Shawinigan, Trois-Rivières ou Drummondville demeurent ouvertes aux personnes immigrantes ou aux minorités visibles.

Après avoir été président du Conseil d’établissement de l’école secondaire la plus cosmopolite de la Mauricie (école des Pionniers), et surtout depuis l’élection municipale novembre 2017, trois dossiers me tiennent à cœur. Doter les employés du Service d’aide aux nouveaux arrivants (le SANA) d’un meilleur environnement de travail. Collaborer à la relocalisation du Centre culturel islamique de la Mauricie. Soutenir le projet de construction d’une résidence pour autochtones voulant compléter des études supérieures. Dans les trois cas, la patience semble porter fruit. Les mois qui viennent nous le confirmeront.

Trois-Rivières doit continuer sur sa lancée vers un «mieux-vivre ensemble». Devenir une terre d’accueil pour tous et pour toutes. Demeurer un lieu où il fait bon vivre en paix. Qu’importe la couleur de notre peau, nos croyances ou notre orientation sexuelle, nous avons droit au respect.

Pierre Montreuil

Conseiller municipal pour le district du Carmel