Roger D. Landry avait eu la chance de rencontrer et de se lier d’amitié avec le ténor Luciano Pavarotti.

Ma rencontre avec Roger D. Landry

OPINIONS / Tout a débuté au club de Tennis intérieur Mauricien du Cap-de-la-Madeleine lorsqu’un ami m’a demandé si j’accepterais de jouer à l’occasion un match avec un monsieur de Montréal. J’ai accepté sans jamais me demander qui était ce monsieur sauf le premier matin de notre confrontation.

M. Landry jouait deux heures en simple ou rien. Ouf! Il était un excellent joueur mais surtout combatif car il n’aimait pas perdre.

Au fil de nos rencontres, j’ai appris à mieux connaître cet individu hors normes. J’ai su que sa présence à Sainte-Geneviève-de-Batiscan remontait au temps où enfant unique, on l’envoyait passer l’été chez ses grands-parents dans ce village. Il a décidé de s’y installer et surtout d’en faire sa terre d’accueil une fois à la retraite.

Plus tard, en tant que président de l’administration portuaire de Trois-Rivières, je l’ai invité à venir siéger avec nous. Pour certains, sa venue inquiétait alors que j’y voyais une rare opportunité d’apprendre de sa vaste expérience en affaires.

Certains se rappelleront qu’il fut pendant un certain temps directeur général de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières (OSTR). À ce titre, il venait combler son amour pour la musique et les arts. Il se plaisait à me raconter comment il était devenu ami avec le chanteur d’opéra de renommée internationale, M. Luciano Pavarotti. Tout cela remontait à l’époque d’Expo 67, alors qu’il occupait des fonctions de relations publiques. On avait dû changer à la dernière minute un chanteur d’opéra bien connu pour un jeune premier du nom de Pavarotti. Cette relation d’amitié particulière l’a suivi toute sa vie.

Il en est de même avec le comédien français Philippe Noiret qu’il invita discrètement chez lui.

Voyant qu’il admirait le maire Lévesque, j’ai organisé un jour un dîner rencontre afin que ces deux personnages se connaissent et de voir des liens se nouer éventuellement. On connaît la suite.

Sachant que M. Landry ne pouvait plaire à tous, je persiste à croire qu’il a rendu d’énormes services à la fois au maire ainsi qu’à l’administration municipale.

Comme au Port de Trois-Rivières, nous avons été chanceux de compter sur son vaste réseau de contacts et son jugement implacable.

Il fut l’éminence grise du maire et un solide allié pour les employés de la Ville.

Nous avons un devoir de nous souvenir de cet homme qui a tant aimé notre ville.

Jean Fournier

Trois-Rivières