Député de Trois-Rivières à la Chambre des Communes au cours des huit dernières années, Robert Aubin signe ce texte pour remercier la population de même que ses collaborateurs et les nombreux bénévoles qui l’ont appuyé.

Lorsqu’une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre!

OPINIONS / L’auteur, Robert Aubin, a été député de Trois-Rivières à la Chambre des communes de 2011 à 2019.

C’est fait, le bureau d’Ottawa est maintenant disponible pour un autre membre du Parlement et j’ai remis les clés de celui de Trois-Rivières qui fut aussi la maison du citoyen pendant ces huit dernières années.

Par milliers, vous êtes passés me parler ou demander à un membre de mon équipe ce que nous pouvions faire pour vous. De toutes mes réalisations, vous servir directement aura toujours été ma plus grande satisfaction. En cela, rappelez-vous que tous les députés, au pouvoir comme à l’opposition, disposent des mêmes leviers pour vous venir en aide. Ainsi, n’hésitez jamais à franchir la porte du bureau de votre député ou de votre députée.

Il était hors de question qu’après avoir été sous les projecteurs tout ce temps, je retourne dans l’ombre sans venir vous dire une dernière fois: «mille mercis pour tout ce bonheur qui fut le mien d’avoir eu le plaisir et l’honneur de vous servir.»

Alors que je croyais donner, j’ai tellement reçu que ma dette n’est pas remboursable. De plus, depuis le 21 octobre dernier, les témoignages d’appréciation, de solidarité voire d’amour sont à ce point nombreux que la défaite a des airs de victoire personnelle. Grand merci pour cela aussi!

À tous mes proches trop longtemps sacrifiés, merci de m’ouvrir vos bras comme si je ne m’étais jamais absenté.

À tous les membres de mon équipe qui se sont succédé au fil des ans et qui ont eu à cœur de bien vous servir et de tout mettre en place pour me permettre de rayonner, j’aimerais témoigner ma plus profonde gratitude. Je n’aurai jamais été plus grand que la somme de nos efforts concertés.

La même reconnaissance s’adresse à toutes celles et à tous ceux qui, à Ottawa comme sur la scène internationale, m’ont permis d’être à la hauteur des fonctions qui m’ont été confiées.

Que dire maintenant de tous ces bénévoles qui, d’une poignée d’amis en 2011, sont devenus centaines au fil du temps. Votre engagement m’a ému et de nouvelles amitiés sont nées. Peut-être puis-je y voir la réalisation d’un de mes souhaits, à savoir que vous n’êtes pas venus travailler pour moi, mais bien avec moi à l’atteinte d’objectifs nobles que nous partageons. Ensemble, nous avons été grands!

Quant à la suite des choses, je ne sais de quoi elle sera composée. Aucun plan B n’avait été envisagé et à ce jour tous les horizons restent ouverts. Le dicton ne dit-il pas que lorsqu’une porte se ferme une fenêtre s’ouvre? Attendons voir!

Il y aura certes, un peu de temps de repos, à coup sûr une recherche de nouveaux défis, mais surtout une quête de réalisation de soi qui, sans contredit, devient primordiale lorsque l’on prend conscience du passage du temps dans notre vie.

À tous ceux dont j’aurais oublié de souligner la contribution dans mon cheminement public, mes excuses et mes remerciements sincères malgré la maladresse.

Au revoir!