L’importance de bien vivre ensemble

Il était un temps où on n’avait pas besoin de grande réflexion pour pratiquer notre religion catholique. D’abord nos mères pratiquaient et le soir, c’était la prière en famille. On avait la visite du curé de notre paroisse chaque année.

Dans cette période, il y avait par paroisse le curé et pas moins de deux vicaires. Les vocations étaient nombreuses. Assez nombreuses que nos prêtres sont allés dans d’autres pays, en mission, pour pallier le manque de prêtres. Grâce à leurs missions, ils ont accueilli de nouvelles vocations.

Aujourd’hui, c’est le retour du balancier. Ces prêtres étrangers redonnent à nous, Québécois, pour combler le manque de prêtres diocésains.

Alors qu’un bon nombre de croyants sont pour la plupart en résidence, il est certain que nos églises ne sont plus remplies à pleine capacité. Car aujourd’hui, il est possible de se rendre dans une église catholique différente de notre paroisse.

Nos croyants pratiquent la charité, sous forme de bénévolat. N’oublions pas la présence des catholiques aux messes de Noël et de Pâques, notamment pour la traditionnelle eau de Pâques. Mentionnons aussi la présence de pèlerins dans nos sanctuaires et nos basiliques. Le respect des lieux religieux est toujours réel.

Nous, Québécois, avons-nous vraiment le sens de l’accueil du prochain?

Quelle que soit leur origine (Haïti, Congo, etc.), je trouve exemplaires ces hommes prêtres quittant leur famille et leur pays pour combler notre manque de prêtres. Nos prêtres ne sont plus jeunes et nous avons besoin de relève. Il est rassurant de savoir que ces prêtres sont studieux et disponibles pour augmenter leurs connaissances et éventuellement combler des postes disponibles à court et moyen terme en notre diocèse. Merci à vous pour les services sacramentaux que vous rendez.

Je trouve important que nous puissions vivre dans un vrai dialogue qui aboutit à une nette communication avec l’étranger, pour lui donner la chance de nous connaître. La compréhension va nous permettre de saisir le prochain dans sa différence. Enfin, la fraternité nous amène à vivre ensemble comme les fleurs dans un jardin; chacune a sa couleur. Vivre ensemble nous permet aussi de mieux nous sentir dans le tournant missionnaire de notre diocèse.

Que le Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, aide notre église à continuer son œuvre d’évangélisation.

Ginette Delagrave

Trois-Rivières