L’Halloween, «un cauchemar»

Pour plusieurs parents, l’Halloween est devenue au fil du temps un véritable cauchemar.

D’abord, le costume. Il se doit d’être au goût du jour, des héros, et pas le même que l’an passé! Oh non! Ça ne se fait pas.

Pour notre part, nous n’avons jamais acheté de costume neuf: un vieux chapeau de fourrure, un poncho, et voilà, un Viking! Une boîte de carton recouverte de papier d’aluminium, quelques rouleaux de papier de toilette, et voilà un robot! Un sac de poubelle orange, un gros ruban pour le cou, une tuque, des collants, et voilà une citrouille! L’imagination des enfants était mise à profit.

Ensuite, les friandises. Aujourd’hui on ne se contente plus d’une ou deux friandises pour mettre dans le sac; c’est par poignées que l’on distribue les bonbons. Une personne m’a mentionné qu’elle en achetait pour au moins 100 $!

Que font les enfants de cette abondance de bonbons? Bien souvent, la moitié va à la poubelle, car ils ne les aiment pas. Ils sont très sélectifs vu la quantité démesurée qu’ils reçoivent. De plus, les parents s’en mêlent, car, une surdose de sucre, c’est plutôt difficile à gérer et à digérer.

Enfin, la date du 31 octobre. Lorsque la date de l’Halloween arrive durant la semaine, c’est la catastrophe: les enfants arrivent de la garderie, de l’école, les parents du travail, tout le monde est fatigué et pressé; vite, vite le souper, le costume, gérer la température... et les amis qui ont déjà commencé! Vite, vite après la course aux trésors, pas le temps de regarder ses provisions: l’école le lendemain, les dents et le dodo. Tout ce stress pour environ deux heures qui devaient être plaisantes…

Pourquoi au Québec ne pas mettre cette fête le dernier samedi du mois d’octobre? Il me semble que tout le monde y trouverait son profit: plus de temps, de plaisir, d’harmonie et moins de contraintes. De fait, parents et enfants seraient plus détendus qu’en pleine semaine, où c’est la cohue.

Pouvons-nous arrêter de nous faire piéger dans ce système de la surconsommation? Il y a moyen de fêter avec modération. Les enfants en seraient les premiers gagnants.

Doris Marcouiller

Trois-Rivières