L’expression de la désapprobation des Québécois

Les Québécois sont las d’entendre parler de souveraineté, sujet qu’on leur rabâche depuis plus de 45 ans. La guéguerre entre le Parti québécois et Québec solidaire nous indiffère.

Voilà qu’il y a maintenant deux partis souverainistes au Québec... Il n’y a plus d’avenir prévisible pour le mouvement souverainiste. Les Québécois sont passés à autre chose et n’ont que faire des gens «pressés» et élection après élection, la tête dans le sable, on se refuse d’accepter et/ou de reconnaître ce fait.

Le projet de souveraineté était le rêve de la génération des baby-boomers. Le bébé est tombé du berceau. Une corde à dix brins n’est-elle pas plus solide que celle à un brin? Je trouve d’ailleurs la jeunesse d’une grande naïveté à l’égard de Québec solidaire. La jeunesse songe à son avenir; elle est mondialiste. L’environnement dans lequel elle évoluera est important et cela est compréhensible et normal.

Dans le cas de la présente élection, le cynisme était à son comble depuis un bon moment déjà. J’estime que les Québécois avaient déjà décidé du sort du Parti libéral en plaçant des gens sur un siège éjectable. Les Québécois ont attendu patiemment et impatiemment le moment du vote pour exprimer très clairement leur désapprobation, leur colère et leur indignation. Ce sont les indécis, selon moi, qui ont donné à la CAQ sa majorité, ce qui a fait toute la différence.

Des ressources colossales et démesurées sont investies pour les seules villes de Montréal et Québec. Elles ne sont pas TOUT le Québec. Le Québec des régions, cette fois-ci, a parlé fort! Qui n’a pas entendu? Moi aussi, je crois qu’un nouveau parti «québécois» sous un nom autre doit renaître ou être créé à partir de certaines valeurs du programme du Parti québécois mais... sans l’option souverainiste.

Réjean C. Martin

Trois-Rivières