Lévesque: pas gagné d’avance

OPINIONS / Ainsi, les dés sont jetés: l’ex-maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, se présente comme candidat pour le Parti conservateur d’Andrew Scheer pour les prochaines élections fédérales.

Après une courte maladie, dit-on, il est revenu tout regaillardi. Il faut admettre que quiconque qui perd le contrôle sur son conseil municipal après tant d’années, cela peut rendre malade. Dans sa chronique du samedi dans Le Nouvelliste, le 1er juin dernier, Jean-Marc Beaudoin décrit si bien le personnage qu’est Yves Lévesque. D’ailleurs, il l’analyse depuis bien longtemps. Comme il faut rendre à César ce qui appartient à César, l’ex-maire a réalisé tous ses grands projets, mais c’est la façon qu’il les a accomplis qui est discutable.

Notre Donald Trump trifluvien est monté sur son cheval de bataille et est prêt pour la guerre, mais elle n’est pas encore gagnée. Il y a d’autres candidats qui ne sont pas aussi belliqueux, mais qui se présentent avec des programmes réalistes et bien pensés. Il ne suffit pas de parler haut et fort pour convaincre les électeurs; ce temps est révolu. La modération a bien meilleur goût lui rappellera certainement son chef, Andrew Scheer.

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières