L’éternel dilemme du Parti vert

OPINIONS / Depuis des lunes, le Parti vert espère un changement du système électoral afin que le vote proportionnel permette une meilleure représentation. Malheureusement, il semble bien que ce ne soit pas pour aujourd’hui ni pour demain. Deux provinces ont déjà rejeté cette formule et évoquant une certaine complexité, les gouvernements Legault et Trudeau ont remis ça à... on ne sait quand.

Dans ces circonstances, des écologistes ont choisi d’être pragmatiques. Steven Guilbeault s’est joint au PLC et l’ancien chef du Parti vert du Québec a choisi de joindre le NPD. Ils essaieront d’influencer à l’intérieur de ces partis. Elisabeth May vient de passer quatre ans dans la quatrième rangée de la Chambre des Communes sans pratiquement dire un mot. Son seul interlocuteur était son voisin de pupitre, Maxime Bernier. Quelles belles discussions ils ont dû avoir.

En 2015, si elle s’était présentée comme libérale avec sa vision écologique, elle serait probablement ministre de l’Environnement. Quelle influence elle aurait eue! Madame May sera probablement réélue le 21 octobre prochain, mais elle risque de perdre encore son temps tout en restant muette.

Le Parti vert doit abandonner la joute électorale et redevenir le mouvement de pression si important pour la promotion de l’environnement. Le système électoral actuel ne lui rendra pas justice. Dans plusieurs circonscriptions, la lutte est serrée. Le vote progressiste des verts ne doit pas profiter aux conservateurs. Catastrophe!

Le 22 octobre prochain comment aimeriez-vous voir une manchette qui se lirait comme suit: «Trois-Rivières élit un conservateur avec l’aide des verts»? Ouf...

Clermont Dion

Trois-Rivières