Les vrais coupables sont les humains

OPINIONS / C’est désolant de voir toutes ces bouteilles de plastique qui se jettent à l’eau et qui polluent nos océans. Même désolation de voir des pneus, des contenants d’huile et de café, des sacs de croustilles et des déchets de toutes sortes se jeter volontairement à l’eau ou dans la nature.

L’année passée à Shawinigan, en arrêt au feu rouge, le conducteur dans la jeune trentaine et qui me précédait a laissé une bouteille de plastique se jeter par sa fenêtre. Un léger coup de klaxon et un non de la tête ont incité une brosse à dents et un sac de plastique à se jeter aussi par la fenêtre et se retrouver sur la route.

Et j’ai pensé que ce sera la prochaine génération qui aurait encore à vivre avec plus de pollution.

Ce sont les descendants de cette personne qui n’a eu aucune gêne à laisser une bouteille de plastique, une brosse à dents et un sac plastifié se jeter par sa fenêtre et qui laisse les déchets sortir n’importe où dans la nature, qui en subiront les conséquences.

L’hiver j’emprunte un beau sentier pour marcher. Ce sentier est aussi accessible aux véhicules tout terrain (VTT) et aux motoneiges. Ce beau sentier est parsemé de cannettes de bière.

Encore une fois, il est désolant de voir que ces cannettes de bière sont jetées volontairement dans la nature.

Le 24 août 2009, j’avais écrit pour mentionner qu’après le spectacle d’André-Philippe Gagnon, le parc portuaire ressemblait à un dépotoir à ciel ouvert. Pourtant, il y avait des poubelles partout sur le terrain. Les environnementalistes et les gouvernements pointent du doigt les bouteilles de plastique comme les coupables de cette pollution.

Il est d’une évidence flagrante que les vrais coupables sont les humains. La surconsommation est devenue une manière de vivre et avec cette surconsommation nous nous enterrons sous des tonnes de déchets. Les environnementalistes et les gouvernements pourraient changer les bouteilles de plastique pour des bouteilles en verre ou en plastique recyclable mais ce sont ces mêmes bouteilles qui se retrouveront dans nos océans.

Ce sont les mentalités qui doivent être changées. Sachant que les humains sont réticents aux changements, ce n’est pas demain la veille.

Alors, au lieu d’accuser des produits, il faudrait peut-être donner des amendes aux fautifs et changer les mentalités des récalcitrants.

Ce changement des mentalités pourrait commencer dès l’éducation au primaire.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface