Les stupidités du Collège des médecins

OPINION / En réaction à la chronique de Mylène Moisan intitulée «Le docteur qui soude», publiée dans notre édition du 22 février dernier.

Comme tous les matins ou presque depuis que je suis à la retraite, je prends toujours un plaisir à lire Le Nouvelliste, avec ses bonnes et ses moins bonnes nouvelles, incluant évidemment ses articles et chroniques qui nous en apprennent beaucoup sur notre société et le «pouvoir» qu’aiment exercer certains organismes comme notre cher Collège des médecins.

C’est tout de même incroyable de constater encore aujourd’hui que certaines de leurs décisions peuvent paraître aberrantes. Refuser le droit de pratiquer la médecine à un médecin du Mexique qui l’exerçait depuis plus de 25 ans, qui a été directeur du programme de santé de l’Université de Guadalajara, qui a franchi toutes les étapes possibles et inimaginables depuis plus de six ans chez nous au Québec, et se faire reprocher à la fin de tout ce processus qu’il n’avait pas de spécialité en médecine de famille et que selon leur règlement, c’est comme s’il n’était pas formé, me laisse pantois.

Peut-on modifier certains règlements et constater plutôt la pratique qui se fait directement sur le terrain, chers «pousseux de crayons»?

Évidemment, je ne connais rien du dossier; j’émets une opinion suite à la seule lecture de cette chronique. Ça me choque tout de même.

Nous sommes à court d’effectifs dans le monde médical, nous avons des spécialistes étrangers qui s’installent chez nous et veulent pratiquer leur profession avec cœur, et ce Collège leur met sans cesse des bâtons dans les roues.

Oh… je sais, pour leur défense, ils vont soulever le fait qu’ils le font «pour la protection du public». Mon œil! Ils le font pour leur propre protection, leur petite chasse gardée, le pouvoir qu’ils aiment exercer sur tout et sur rien. Dieu, s’il existe, passe sûrement après eux.

Luc Lapointe

Maskinongé