Les sondages: une plaie dans notre société démocratique

C’est toujours avec une incrédulité sans cesse croissante que je prends connaissance des résultats des sondages pré-scrutin qui sont devenus au fil des ans à mon avis une plaie dans notre société dite démocratique.

Il y a quelques jours à peine on a publié le plus récent sondage sur les intentions de vote pour la mairie de Trois-Rivières. Le 23 avril, on a pris un échantillon de 689 adultes pour leur demander pour qui ils voteraient aux élections. Et on a eu les résultats comme dans tout sondage. En réalité, le nombre de personnes sondées a peu ou pas d’importance parce que le point crucial pour moi est l’impact que les résultats de ce sondage auront sur les électeurs à seulement dix jours du scrutin comme c’est le cas à Trois-Rivières.

À mon avis, les sondages pré-scrutin (municipal, provincial ou fédéral) et surtout la divulgation de leurs résultats devraient être interdits un certain nombre de jours avant la date de votation. Dans le cas de la mairie à Trois-Rivières, on parle de dix jours seulement avant la votation, ce qui est trop près de la journée du vote.

Bref, on devrait interdire les sondages et évidemment la parution de leurs résultats dans les 21 jours précédant le scrutin; évidemment, la loi électorale serait ajustée conséquemment. Puisque nous sommes politisés à divers niveaux, les «suiveux» vont voter pour la personne en bonne position pour le scrutin selon le sondage et encore une fois, le sondage aura eu le meilleur sur les campagnes électorales des candidats.

Je suis allergique aux sondages, que voulez-vous...

Gérald Denis

Notre-Dame-du-Mont-Carmel