Les priorités du maire

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
OPINIONS / Questionné par une journaliste de Radio-Canada au sujet des nouvelles règles édictées par le gouvernement concernant les chiens dangereux, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, a eu un réflexe que j’ai trouvé évocateur lorsque mis en parallèle avec de ses positions antérieures.

Il a tout de suite eu pour réaction de s’inquiéter de ce que des moyens financiers soient octroyés à la Ville par le gouvernement afin d’appliquer les nouvelles règles. Ce que j’en comprends, c’est que l’application de mesures visant les chiens dangereux lui pose un problème financier alors que d’accorder 50 000 $ de plus aux Aigles (pour un total de 325 000 $ en 2020) et 100 000 $ au Grand Prix de Trois-Rivières ne lui en posait apparemment aucun. Après tout, il faut bien avoir des priorités.

La nouvelle réglementation ne vise dans le fond qu’à protéger les citoyens de sa ville de mutilations, voire d’attaques mortelles. Alors que de subventionner les Aigles et le GPTR visait à supporter les projets de ces personnes très importantes que sont celles du milieu des affaires.

Il nous l’avait pourtant dit lorsqu’il s’est présenté à la mairie, qu’il partageait la «vision» de son prédécesseur et se posait à toutes fins utiles comme le fils spirituel d’Yves Lévesque.

Gilles Leycuras

Trois-Rivières