Les petits miracles

OPINIONS / Sur les ondes du 106,9 FM de Trois-Rivières l’émission du Vendredi saint, le 19 avril dernier, avec le Doc Mailloux et Josey Arseneault portait sur: croyez-vous aux miracles ou avez-vous été témoin d’un fait extraordinaire dépourvu d’explications scientifiques?

Ce que les animateurs ont réussi à décoder à travers les différentes interventions, c’est que les croyances religieuses sont encore élevées même si en pratique peu, par exemple, vont à la messe.

Surprenant, allez-vous me dire, qu’il y en ait encore un certain pourcentage qui croit. Un sondage réalisé au cours de cette émission révélait que chez les 18-40 ans, 27 % se disaient croyants et 72 % non croyants, tandis que chez les 41-60 ans, 44 % disaient croire et 55 % non. Le Doc Mailloux, relatant un fait de son expérience, évoquait qu’un médecin croyant traitant un malade lors d’une intervention majeure avait déclaré que ses mains étaient menées par quelqu’un, ce qui fait croire en quelque chose de plus grand que soi.

On a connu ces derniers mois, des gens qui ont traversé un désert et ont survécu: le boxeur Adonis Stevenson de retour d’un coma après quelques mois. Or, les miracles ne sont pas toujours ceux que l’on pense. Le sens du mot Pâques que les chrétiens viennent de célébrer veut dire Passage. Quand on dit que quelqu’un vit une mauvaise passe (passage), ce peut être du domaine de son travail, de sa vie personnelle ou de sa santé, etc.

Oui, il y a des choses qui surviennent plus grandes que soi et inexpliquées et c’est de la foi mais il y a des choses et beaucoup que la vie nous apporte et c’est l’espoir ou mieux l’espérance qui nous conduit vers une vie meilleure, disait feu l’abbé Raymond Gravel à qui on demandait sa définition du bonheur.

J’ai beaucoup aimé la teneur de l’homélie du pape François à l’occasion de la fête de Pâques et rapportée dans les médias.

Notre vie ne se cogne pas contre une pierre tombale, disait François.

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts? Quelle est ma pierre à retirer de ma vie? Et François nomme en premier la méfiance et la peur. On est censé de tout juger sur la base de nos échecs! Quand l’idée que tout va mal prend de l’ampleur, il n’y a jamais de fin au pire, poursuit le pape, mais c’est peut-être ce qu’on a entendu trop souvent par le passé.

André Gendron

Shawinigan