Les granges tombent comme des châteaux de cartes

OPINION / Dans un article paru dans les pages du Nouvelliste, Marie-Eve Lafontaine rapportait récemment qu’une quarantaine de granges se sont effondrées sous le poids de la neige en Mauricie cet hiver. C’est sans doute plus que ça puisque seulement à Saint-Maurice où j’habite, j’en ai compté une vingtaine.

C’est sans doute l’hiver le plus désastreux, à ma connaissance, que nous ayons connu à cet égard. Imaginez le changement dans le paysage agraire! Des rangs à caractère agricole où il n’y aura plus de granges. Qui dit changement de paysage pense aussi à changement climatique. Sans attribuer notre hiver neigeux à ce phénomène, la situation nous pousse à la réflexion.

Tous les jours dans l’actualité, on nous relate des bouleversements climatiques un peu partout sur la carte du monde. Un hiver comme cette année n’est-il pas un signe de quelque chose qui ne va pas dans la nature?

Pour les granges tombées, il est trop tard. De toute façon, plusieurs étaient vides de récoltes parce qu’avec l’été extrêmement chaud et sec que nous avons connu en 2018, les réserves sont rares!

Au moins mes granges ont tenu le coup mais j’ai pelleté pendant une semaine et suis devenu le seul producteur de lait dans mon rang à l’ouest du village!

Jean Guilbert

Ferme Le Campanile

Saint-Maurice