Robert Aubin et Justin Trudeau

Les fourberies de... Justin!

L’auteur, Robert Aubin, est député fédéral de Trois-Rivières. Il est aussi président du caucus néodémocrate du Québec, ainsi que porte-parole du NPD en matière de Transports et de Développement international.

Une fois encore, avec la présentation de leur stratégie sur le logement, les libéraux de Justin me donnent tous les arguments possibles pour alimenter ma lutte à ce gouvernement d’images.

Pas moins de 1,7 million de Canadiens éprouvent une difficulté liée au logement. Outre celle de trouver un logement, d’autres vivent dans un environnement insalubre sans compter celles et ceux qui doivent consacrer plus de 25 % de leur revenu pour se loger. À Trois-Rivières, 53 % des ménages locataires font face à cette dernière problématique.

Alors, un gouvernement qui présente une stratégie dotée d’un investissement de 40 milliards de dollars ne peut que semer l’espoir auprès de toutes ces personnes en difficulté qui se disent: «Il doit bien y avoir quelque chose pour moi dans cette annonce!»

Malheureusement, la réalité entraîne un constat brutal: ces 40 milliards $ seraient dépensés sur une période allant jusqu’à 2028, soit trois cycles électoraux. Vraiment malin est celui qui peut prédire le résultat des trois prochaines élections!

De plus, ces 40 milliards $ incluraient la participation des provinces et territoires qui n’a pas été négociée. Le Québec, à juste titre, conteste la manière de faire et l’empiétement sur ses champs de compétence.

Pour rêver plus grand encore, on nous parle d’une participation éventuelle du secteur privé qui n’est toujours pas définie. Peut-être pense-t-on à un investissement majeur de la nouvelle Banque d’infrastructures qui, elle, attend des revenus de 7 % à 9 % de rendement?

Pour l’heure, la seule confirmation que nous ayons, c’est que le budget fédéral de 2017 prévoit 11 milliards $ sur 11 ans dont seulement 10 % seront dépensés d’ici la prochaine élection prévue pour octobre 2019.

Bref, que l’on parle des transferts en santé, de la légalisation de la marijuana, de la réforme fiscale ou de la réforme électorale... les exemples démontrant que la collaboration annoncée en 2015 n’est pas au rendez-vous pleuvent, tout comme ceux selon lesquels Trudeau, père et fils, partagent une même vision centralisatrice du Canada.

Loin d’abandonner devant ce constat, je fais miens ces mots de Jack Layton qui disait: «Ne laissez personne vous dire que ce n’est pas possible» et je continue à travailler pour vous et à faire entendre la voix néodémocrate qui propose la construction d’une société plus juste et plus équitable où personne n’est laissé derrière.