Les Forces armées canadiennes et l’aide internationale

POINT DE VUE/ En réaction à la lettre de Jean-Claude Landry et du Comité des solidarité – Trois-Rivières intitulée «Parce que le Canada fait aussi partie du monde», publiée dans notre édition du 21 octobre.

Dans sa lettre d’opinion du 21 octobre, le président du Comité de solidarité – Trois-Rivières (CSTR), Jean-Claude Landry, fait un triste amalgame des budgets de la Défense nationale du Canada et ceux attribués à l’aide internationale.

La mission première des Forces armées canadiennes est de protéger la souveraineté du Canada, et de contribuer à la paix et à la sécurité internationales. La très grande majorité de leurs missions déployées à l’étranger sont sous une résolution de l’ONU.

Nos soldats, nos marins et nos aviateurs voient la souffrance en temps réel ainsi que les gouvernements corrompus et les groupes extrémistes de toute idéologie qui contribuent à la pauvreté et au martyre de leur propre peuple. Par leur expérience sur le terrain, les militaires canadiens sont parmi ceux qui croient le plus à l’aide internationale. D’ailleurs, plusieurs organisations humanitaires travaillent de concert avec les Forces, et non contre.

Sans les Forces armées canadiennes et d’autres membres de l’ONU, la plupart de l’aide humanitaire ne parviendrait pas à ceux qui en ont plus le besoin. D’ailleurs, même au Canada, les militaires sont appelés à intervenir en fournissant du personnel et des ressources spécialisées, pour aider sa propre population lorsque qu’elle en a le plus besoin.

J’encourage le CSTR de continuer à envoyer de jeunes personnes à travailler à l’étranger pour aider les démunis. Les membres du CSTR n’ont toutefois pas la capacité d’aller dans zones dangereuses pour prendre un enfant dans leurs bras pour le réconforter dans les pires moments, ou même de porter une assistance médicale à un belligérant ennemi blessé, qui est un devoir fondamental humanitaire. Des milliers de militaires canadiens, malgré toute la lourdeur de leurs mandats, prennent le temps de le faire.

Monsieur Jean-Claude Landry, je souhaite que vous puissiez parler avec des journalistes qui sont allés en zones de conflit. Je vous recommande aussi de vous acheter un coquelicot et de le porter en préparation du Jour du souvenir au mois de novembre pour se rappeler des Canadiens qui sont allés porter assistance à ceux qui en avaient le plus besoin, mais qui ont perdu leur vie pour la bonne cause.

Claude Villemure

Trois-Rivières