Les élus doivent représenter les citoyens!

OPINIONS / J’ai franchement de sérieux doutes en ce qui concerne la combativité des élus et des fonctionnaires de la Ville de Trois-Rivières. Depuis quelque temps, je sens que les gens qui sont assis autour de la table du conseil ont une incapacité à mener à terme la simple tâche de vous représenter.

Croyez-vous qu’il soit normal de voir un conseil de ville s’obstiner et chercher à toujours aller contre la volonté réelle de la population? Ce qui se passe en ce moment est une situation néfaste pour notre ville. Gouverner selon la majorité des conseillers qui ne représentent plus les intérêts de la population est un climat voué à l’obstruction.

Actuellement, le sujet qui retient le plus l’attention est le suivant: qui sera l’équipe qui aura son logo au centre de la patinoire du Colisée? Ce qui me déçoit et qui allume en moi un désir de faire changer les choses est l’attitude du promoteur des Patriotes de l’UQTR qui semble penser que ce nouveau Colisée est le sien. Daniel Lamarre, homme d’affaires prospère, n’a malheureusement aucune idée de ce que la population souhaite, car depuis le début il semble avoir des lunettes roses qui lui font voir des matchs des Patriotes à guichet fermé.

La situation précédemment décrite démontre que plusieurs de nos représentants municipaux ne se soucient pas de nos besoins, car personne n’ose mettre son poing sur la table pour stopper ce groupe qui travaille contre vous et moi. Je veux que les gens de Trois-Rivières ressentent qu’ils sont importants lors de la prise de décisions et qu’ils ont leur mot à dire.

Récemment, le conseil de ville a pris la décision de démolir un aréna emblématique, l’aréna Jean-Guy Talbot. Cet aréna est là depuis 1969, il est un fleuron et un endroit rassembleur pour les gens du Cap et de Trois-Rivières. C’est un aréna qui porte le nom d’un des grands joueurs des Canadiens de Montréal.

Effectivement, l’aréna est maintenant désuet, mais mérite-t-il de se faire démolir pour faire place à un vulgaire centre sportif? Oui, vous avez bien entendu, le centre sportif remplacera l’aréna la plus populaire du Cap. Le maire n’a définitivement pas défendu le patrimoine sportif de l’aréna Jean-Guy Talbot avec la même passion qu’il défend ses Patriotes.

Le maire Lamarche disait faire confiance à son équipe de professionnels. Parlons-en de ces professionnels qui sont supposés savoir ce dont la population a besoin alors qu’ils sont bien enfoncés dans leur chaise de bureau. On dit qu’un centre sportif va être la solution? Qui d’entre vous a demandé ça? On nous remplit en disant que l’occupation va être relocalisée sur d’autres glaces! Quelle belle solution! Déplacer le problème de l’aréna désuet vers le problème du manque de disponibilité des autres glaces. Belle incompétence et manque de rigueur au travail! J’ai moi-même effectué des vérifications, je peux vous témoigner que toutes les glaces de la Ville de Trois-Rivières débordent. En effet, les associations de hockey mineur pourraient en témoigner.

Pour terminer sur ce sujet, laissez-moi vous dire que les beaux discours en ce qui concerne la relocalisation du nom Jean-Guy Talbot sur le vieux Colisée de Trois-Rivières n’est qu’une manipulation pour éteindre le feu.

Pour les sans-cœur qui me diront que je n’ai pas raison, j’ai une question pour vous: mis à part le fait que Jean-Guy Talbot réside en terre madelinoise, combien de temps reste-t-il au vieux Colisée? La vérité est que son nom ira au-dessus d’un aréna qui tombera lui aussi sous le pic des démolisseurs. Est-ce vraiment le sort que nous réservons à nos bâtisseurs?

Après avoir pris du recul face à cette question, je vous pose la question à vous, contribuables de cette ville: si les élus municipaux, qui sont censés soutenir nos valeurs et vos besoins, sont capables d’un tel geste, jusqu’où iront-ils pour assouvir leurs désirs personnels qui ne sont pas les nôtres?

L’heure du changement a sonné! On doit avancer, mais pas en écrasant vos valeurs. On dit ne pas avoir d’argent, mais le conseil dépense dans des projets superficiels et uniquement pour la minorité.

Luc Gervais

Trois-Rivières