Le lock-out à l'UQTR affecte bien des gens.

Les dommages collatéraux

Depuis une semaine, tous les professeurs sont pris en otage par la direction de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Cette fâcheuse situation affecte bien des personnes, malheureusement les dommages collatéraux seront possiblement néfastes pour bien des personnes.

Est-ce que M. McMahon en a conscience? Certainement. Est-ce que déclarer un lock-out était la bonne décision à prendre? J’en doute fort. Nous sommes tous conscients de la raison pour laquelle cette décision a été prise: le déficit budgétaire. Du moins, c’est ce que j’en ai compris.

Est-ce pour autant que les professeurs doivent payer la note de ce déficit? Je ne pense pas.

Ce que j’ai appris ici-même à l’université, c’est qu’on doit faire une différence entre une conséquence et la cause de la conséquence. Le lock-out est dans notre cas la conséquence que nous essayons de contrer depuis une semaine.

Revenons au vrai problème, le déficit budgétaire. M. le recteur, je crois qu’il y a d’autres moyens pour régler ce problème. Je suis consciente que vous avez des comptes à rendre. Mes professeurs m’ont appris que dans de telles situations, ce n’est pas qu’un seul point que nous devons repenser mais tout le processus en lui-même. Nous sommes dans une belle grande université avec un potentiel tellement géant, pourquoi ne pas l’utiliser? Vous seriez surpris de savoir tout ce que nos professeurs et nos étudiants pourraient apporter comme solutions pour pallier ce problème! Donnez une chance de changer les choses en les y impliquant!

Oui, vous faites bouger les choses, mais il n’y a pas qu’une façon de faire. Nous pouvons apporter notre soutien et toutes les personnes qui fréquentent l’université, de la haute direction jusqu’à l’étudiant, peuvent faire leur part. Ce n’est pas qu’à nos professeurs d’assumer ce fardeau. Je crois qu’une conséquence de la proposition que vous faites sera l’épuisement de nos professeurs. Nous ne devons pas oublier ce point.

J’espère que vous me prouverez que ce que j’ai appris ici peut être appliqué ici. Voyons au-delà de ce qu’il se fait déjà, révolutionnons notre façon de faire les choses!

Mélissa Côté-Bisaillon

Étudiante en sciences comptables

Université du Québec à Trois-Rivières