Les catholiques n’ont pas la peste

OPINIONS / En réaction à la lettre d’Anne-Sylvie Duquette intitulée «Lettres anonymes à saveur religieuse», publiée dans notre édition du 5 juillet dernier.

D’abord intéressé puis triste et finalement surpris de lire le texte de Mme Anne-Sylvie Duquette, le 5 juillet dernier. La dame de Saint-Boniface s’en prend avec raison aux petites personnes qui utilisent les réseaux sociaux pour se défouler en omettant lâchement de signer leurs élucubrations. Dans un deuxième souffle, l’intervenante fait état de son cancer en phase 4 et de l’aide médicale à mourir.

Du coq à l’âne, le dame nous sert ensuite une sévère envolée contre l’histoire du christianisme. Notamment, il est fait mention de l’inégalité homme-femme et du peu de crédibilité à accorder au récit de la vie Jésus. Même si ce qu’elle avance semble juste à mes yeux étant donné que je ne suis ni pratiquant ni croyant, je trouve sa conclusion un peu forte, voire irrespectueuse.

Mme Duquette déclare fuir les pratiquants comme la peste et jette leurs écrits dans son bac de récupération. Faible leçon d’humilité face à nos semblables qui, tout en pensant différemment, n’en sont pas moins intelligents et sincères dans leurs convictions. Je cite en exemple ce prêtre de Saint-Tite dont on a souligné le dévouement de toute une vie la semaine dernière. Paul-Emile Landry, qui m’a toujours inspiré malgré nos divergences spirituelles, œuvre dans plusieurs paroisses avec amour et courage au service des humains. 

Les religions ont beau constituer le plus important lavage de cerveau de l’histoire de l’humanité, les adeptes de la façon de penser catholique n’ont pas la peste pour autant.

Roger Matteau

Shawinigan