Les aînés, le gouvernement et la santé

Est-ce qu’il vous arrive d’être écoeuré de lire dans les journaux comment on traite les aînés?

Presque tous les jours on peut lire des histoires à faire pleurer et presque tous les jours on peut lire les salades que nous racontent différents membres du gouvernement.

On dirait deux mondes: le monde réel qui souffre, qui attend des heures sinon des jours avant d’être traité, et le monde gouvernemental qui nous répète jour après jour que tout n’est pas si mal, qu’on travaille sur les problèmes et que le tout sera réglé sous peu. Ça fait des années qu’on entend ces salades répétées par M. Couillard alors qu’il était ministre de la Santé. On aurait pu croire que l’arrivée de M. Barrette aurait changé quelque chose, mais non, ce fut pire.

M. Barrette est un dictateur qui veut tout contrôler et qui contrôle tout. Tout le personnel de la santé est en colère, il y a eu des changements partout, et pas pour le mieux. Récemment une jeune infirmière incapable d’en prendre plus a fait une crise à la radio, à la télé et dans les journaux. Cette sortie a réveillé M. Barrette qui a avoué du bout des lèvres qu’effectivement, il y avait problème; au début c’était la faute aux infirmières qui ne voulaient pas combler les postes, plus tard il a avoué qu’il y avait un problème de gestion et qu’il était pour le régler. Si c’est lui qui prend tout sur ses épaules, ce problème ne se règlera pas. Si, au contraire, M. Barrette accepte de laisser la gestion locale gérer la situation, il y aura un espoir pourvu qu’il n’y ait plus de directives de Québec qui viennent s’imposer.

La dotation, la répartition du personnel, les quarts de travail, le surtemps lorsque requis et non imposé comme cela se fait aujourd’hui peuvent très bien être faits par la gestion locale qui connaît mieux que Québec les besoins de sa région.

Peut-être que si on gère mieux, les CLSC seront capables de faire leur travail.

J’ai lu l’article paru dans le Journal de Montréal de vendredi dernier. Cet article m’a donné mal au cœur. Une personne de 80 ans donne des services à son épouse qui est incapable de bouger. Cela fait 13 mois que cette dame n’a pas pris de bain, son conjoint utilise une débarbouillette, pourtant le CLSC est au courant puisqu’on fournit des couches gratuites et une visite de préposé trois fois par semaine, mais on est incapable de fournir un bain par semaine. Le CIUSSS (de l’est de Montréal) très pointilleux comme toujours, ne peut rien faire sans le consentement signé de la patiente, aussi bien dire que le CIUSSS ne fera rien puisque la patiente ne peut signer. La grande force de ces organismes gouvernementaux est de se retrancher derrière des lois qui donnent bonne bouche et qui justifie l’inaction.

Robert Landry

Trois Rivières