L’épandage du Bti doit cesser

OPINIONS / Lettre adressée au Conseil régional de l’environnement Mauricie et à Monsieur Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Nous sommes un groupe de citoyens qui disent «Non au Bti» de la ville de Shawinigan.

Le 22 mai dernier avait lieu la Journée internationale de la diversité biologique. À cette occasion, je veux signaler l’épandage de l’insecticide Bti dans diverses régions au Québec notamment en Mauricie et de façon particulière dans la ville de Shawinigan où j’habite. Cet épandage détruit la base de la chaîne alimentaire. Là où il y a l’épandage, nos forêts sont devenues silencieuses, on ne voit plus les hirondelles et autres oiseaux insectivores, les chauves-souris, les libellules, les demoiselles... et j’en passe.

M. Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques cite ceci dans son communiqué du 22 mai dernier intitulé «Nos solutions sont dans la nature»: «Si la Journée internationale de la diversité biologique existe, c’est pour nous rappeler que la flore, la faune et les écosystèmes terrestres et aquatiques sont menacés de plusieurs façons, notamment – disons-le – par notre mode vie. La perte de la biodiversité figure parmi les risques qui auront le plus d’impact sur nos sociétés au cours de la prochaine décennie.»

M. Charette, les traitements au Bti (dit bio mais non écologique) effectués dans diverses régions du Québec, dont la ville de Shawinigan, font en sorte que ces opérations m’apparaissent en contradiction avec vos orientations ministérielles.

M. Charette, vous invitez «la population à profiter de la Journée internationale de la diversité biologique pour réfléchir aux façons dont elle peut mieux protéger la nature à la maison, individuellement ou en famille» et j’ajouterais en citoyen responsable.

Selon votre communiqué: «le thème de la Journée internationale de la diversité biologique 2020, fixé par l’Organisation des Nations Unis, nous rappelle que nos écosystèmes terrestres et aquatiques, pour qu’ils retrouvent leur bon état, diversifiés et bien reliés entre eux, améliorent la capacité des humains à s’adapter à divers aléas naturels et aux changements climatiques, grâce à toutes les espèces et à la diversité génétique qu’ils renferment.»

Voilà le résultat de ma réflexion.

L’épandage du Bti doit cesser de façon définitive. Les villes doivent informer leurs citoyens des effets néfastes de cet épandage sur la biodiversité et les écosystèmes et devenir pro-actives pour trouver d’autres moyens écologiques pour préserver la nature.

La nature doit redevenir en santé pour aider l’humain à survivre!

Maryse Girard

Shawinigan