L’environnement… et le capitalisme vert

OPINIONS / «Sauvons la Terre!»... Ces mots rallient le monde entier pour combattre le désespoir, la discorde et l’hystérie collective, entourant le réchauffement de la planète. Serions-nous «dupés» par un nouveau marché opportuniste, qui profite des changements climatiques pour «impulser l’acte d’achat»? Le «marketing de l’environnement» crée-t-il un «besoin» qui nous rend dépendants, et ensuite coupables?

La nouvelle égérie climatique, Greta Thunberg, est une adolescente de 16 ans un peu différente, et précurseure de changement… La jeunesse est une arme redoutable!

En 2016, Ingmar Rentzhog, un pro du «greenwashing», des relations publiques et du marketing, fonde une «start-up» nommée «We Don’t Have Time». Cette société, hybride d’une compagnie et d’une fondation, prétend lutter contre le réchauffement climatique, et doit regrouper 100 millions de personnes avant d’être rentable. Il recrute Greta Thunberg devant le Parlement suédois en 2018, et la transforme savamment en héroïne internationale. Elle rejoint ainsi les rangs de ceux qu’elle fustige… Greta fait vendre!

«Le greenwashing ou écoblanchiment, est un procédé de marketing et de relations publiques, utilisé par une organisation dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse. Les dépenses engagées concernent davantage la publicité plutôt que de réelles actions en faveur de l’environnement et du développement durable»… Par exemple, le concept de «voiture verte» est dénoncé comme de l’écoblanchiment. Les capitalistes verts jouent avec la «conscience écologique» des consommateurs pour justifier des prix plus élevés.

Avant la première révolution industrielle, vers 1765, la nature était considérée comme une ressource illimitée. Un économiste britannique, Thomas Malthus, a été le premier à craindre que la natalité progresse plus vite que la nourriture disponible. Il a donc proposé une politique active du contrôle de la natalité. Depuis 2009, cette idée honteuse refait surface, prétextant que chaque individu qui respire contribue aux émissions de CO2 et, que faire un enfant est irresponsable dans ces conditions! Quelque 250 ans plus tard, nous sommes huit fois plus d’humains et les famines sont plus politiques que naturelles.

Le «capitalisme vert» parie sur l’écologie pour relancer la machine moribonde du «capitalisme néolibéral». Les solutions proposées produisent encore plus de marchandises, en réduisant l’énergie par unité… Un nouveau modèle de croissance économique apparaît.

Les «crédits carbone» sont des droits d’émission de carbone, des «obligations vertes», et des taxes appliquées à tout produit de consommation, qui rejette du carbone dans l’air. Les ressources gouvernementales et l’imposition de mesures contraignantes pour la population profitent essentiellement à l’intérêt financier privé.

Le capitalisme contemporain a besoin d’un régime dans lequel l’État s’emploie à lui créer de nouveaux marchés, comme les «droits de polluer». On vend donc des «crédits carbone» comme l’Église vendait des indulgences. Les entreprises ayant réduit leurs émissions de GES, comme l’industrie du bœuf, revendent leurs «crédits carbone» à d’autres entreprises polluantes. Parallèlement, les gouvernements compensent les dommages à l’environnement par des taxes... Le «carboneutre», quelle supercherie!

Provoquer une dépression économique en réduisant de 50 % la consommation des biens, apparaît comme la pire option pour sauver le climat et la biodiversité. Cela causerait des dommages irréparables aux économies occidentales, en réduisant le niveau de vie des citoyens.

Sans une gouvernance mondiale autoritaire, et non-souhaitable, cette mafia climatique continuera de se réunir en voyageant dans des jets privés, pour planifier la prédation de la population mondiale par les plus riches… Voilà le vrai visage du pouvoir… celui qui n’est pas élu!

La surconsommation entraîne la destruction de l’environnement, de même qu’une inégalité sociale croissante et un mal-être grandissant. Selon Marx, la «Terre et le travailleur» sont les deux seules vraies richesses.

Nous assistons actuellement à l’édification de deux classes sociales. L’une, constituée d’une «caste privilégiée» qui détient l’ensemble du savoir et les outils technologiques, au détriment de l’autre, cette «masse de consommateurs», dépendante et impuissante. Si demain, la Terre devenait incapable de nous offrir un destin collectif, faudra-t-il construire une «Arche de Noé spatiale», pour sauver les riches et les savants?

À chaque clic de souris sur Internet, les milliards de serveurs dans le monde, répondent en consommant de l’énergie et en générant du CO2. La manifestation du 27 septembre dernier aura seulement permis d’initier une réflexion universelle, permettant de différencier la réalité, la fiction et le rêve! Pour lutter efficacement, il ne faut pas être «dupes»... Qui dit vrai? Bienvenue aux politico-sceptiques!

Denyse St-Onge

Trois-Rivières