Le vieillissement, la solidarité et la communication

OPINIONS / Nous avons eu l’occasion dernièrement de lire dans Le Nouvelliste deux articles fort intéressants concernant le déménagement prochain des Ursulines et également un autre reportage relatif au mouvement «On jase-tu?» sur l’isolement des personnes âgées. Quoique ces événements ne sont pas directement reliés dans les faits, on y retrouve des éléments communs de réflexion.

Le départ des Ursulines d’un édifice patrimonial ramène à notre mémoire le rôle important et le dévouement de celles-ci depuis de nombreuses années. Nous devons être reconnaissants face à leur apport essentiel dans notre société. On souhaite que ce déménagement s’effectue en douceur.

Dans le second article du Nouvelliste, il est fait mention de l’isolement fréquent et malheureux des personnes âgées. Ces données sont vraiment tristes et inquiétantes, car nos aînés ont également contribué à leur manière à l’évolution de la société. En effet, ils ont été en charge de familles souvent nombreuses et ont connu les responsabilités parentales, financières, éducationnelles.

En ce sens, autant on peut constater que les religieux et religieuses ont pu mériter historiquement leur hommage officiel par l’Église. Mais simultanément, on peut regretter profondément que cette Église n’ait pas également fait accéder des femmes et hommes laïcs ayant affronté de nombreuses responsabilités familiales aux mêmes niveaux officiels.

Nous avons tous des responsabilités envers nos aînés qui sont trop souvent isolés.

En même temps, on constate et on se réjouit du fait que les membres des communautés religieuses continuent de vivre solidairement bien entourés par leurs pairs.

Par le fait de la vie de groupe, elles et ils peuvent réduire les niveaux de stress, d’angoisse, d’inquiétude, d’anxiété liés à l’avancement de l’âge, et aux problèmes de santé. Sans oublier le fait que leur sécurité financière repose sur des assises solides.

Malheureusement, ceci n’est pas toujours le cas de personnes âgées qui vivent trop souvent une solitude profonde. Elles doivent alors se résoudre à quitter leur maison ou logement et à se retrouver en milieu étranger, nouveau, en résidence ou CHLSD, endroits où on trouve trop souvent des lacunes liées par exemple, au manque de personnel.

Nous devons tous nous sentir concernés dans l’amélioration de l’aide aux personnes âgées et reconnaître leur apport essentiel dans notre société. En ce sens, des mouvements comme «On jase-tu?» devraient se multiplier. De plus, les familles devraient s’impliquer davantage auprès de leurs parents. Il en va de notre qualité de vie comme société.

Un jour, ce sera notre tour!

Marcel Leblanc

Trois-Rivières