Le traitement biologique contre les insectes piqueurs permet de profiter pleinement de l’été

OPINIONS / Depuis quelques semaines, dans les lettres d’opinion du Nouvelliste, des citoyens s’interrogent sur l’utilisation du Bacillus thuringiensis subspecies israelensis (Bti), un larvicide biologique utilisé et étudié depuis plus de quarante ans, pour réduire la quantité de moustiques et de mouches noires dans nos municipalités. Je ne peux que déplorer cette situation.

Bien que je comprenne leur questionnement, j’aimerais leur rappeler certains points.

J’habite dans la MRC de Nicolet-Yamaska, un secteur nouvellement traité par le Bti. Quel bonheur et quel plaisir de pouvoir sortir dehors et de profiter de son été sans avoir à aller sous le gazebo ou sans enduire le corps de nos petits-enfants et notre propre corps d’insectifuge chimique. Dans la municipalité voisine, La Visitation-de-Yamaska, la ligue de volley-ball a repris vie depuis que la baisse des moustiques a redonné aux jeunes le plaisir de jouer dehors sans être harcelés par des hordes de maringouins et de mouches noires tous aussi exaspérants les uns que les autres.

On ne parle pas de confort, nous nous réapproprions nos étés, nos terrasses, nos activités de jardinage, nos parcs. Que de plaisir de pouvoir vivre à l’extérieur pendant la courte saison estivale!

De nombreuses alternatives existent. Les commerçants sont imaginatifs pour nous les présenter. Je les ai toutes essayées: les pièges à insectes, la boucane, les produits chimiques… Ils sont tous inefficaces. Il ne restait que l’abri moustiquaire. Ce n’est pas ainsi que je veux profiter de ma cour. Rappelons qu’on ne parle pas d’éradication et de désinsectisation, mais de diminution des insectes piqueurs.

Abandonner les traitements biologiques, c’est retourner à l’utilisation de chasse-moustiques chimiques directement sur la peau de nos enfants. Est-ce vraiment la solution? Moi, je dis non.

Je veux que les enfants et les petits-enfants jouent dehors librement.

Je veux assister aux matchs de balle des jeunes sans me faire harceler.

Je veux souper dehors, profiter de ma piscine. Profiter de mon magnifique terrain et aller marcher en toute quiétude.

Vivement que cette solution écologique se renouvelle chaque année.

Je remercie les élus de notre région de cette décision. Vous avez tout mon appui.

André Labbé

Nicolet