Le «syndrome Bambi»

OPINIONS / En réaction à la lettre de M. Gaston Bouffard intitulée «Mais où est-ce qu’on s’en va?», publiée dans notre édition du 6 mars dernier.

On a pu lire avec intérêt la lettre de monsieur Gaston Bouffard dans Le Nouvelliste du 6 mars dernier et intitulée «Mais où est-ce qu’on s’en va?» et on peut surtout avoir retenu la fin de ladite lettre au sujet des militants qui s’en prennent aux boucheries. C’est sans compter celles et ceux qui s’en prennent aux fermes d’élevage.

Certains les nomment véganes mais peut-être est-il plus approprié de parler d’antispécistes; c’est-à-dire des personnes qui s’opposent aux spécistes; qui s’opposent aux personnes qui adhèrent à une idéologie qui discerne une hiérarchie entre les espèces; spécialement la supériorité des êtres humains sur les animaux.

Le culte des animaux, c’est un nouveau sacerdoce qui voit même des gens en Mauricie se porter à la défense des moustiques que d’autres tentent de chasser de façon adéquate pour plus de confort dans les environnements humains.

En fait, un peu partout, ce qui se propage en général n’est rien d’autre que le «syndrome Bambi», cette compassion ou cet attendrissement exagérés pour le sort des animaux et qui prit son nom du film de Disney (1942).

Rappelons que l’être humain est plutôt «la seule espèce linguistique», comme l’affirme le primatologue et éthologue néerlandais Frans de Waal.

Attention ici, il ne faut pas maltraiter les animaux ni user de moyens barbares pour les abattre. Il s’agit simplement d’affirmer que ceux que le grand historien français Jules Michelet appelait nos «frères inférieurs» doivent retrouver leur rang.

Réjean Martin

Trois-Rivières

On vit sur une bien petite planète

S’il y a quelque chose de bon qui peut ressortir du Covid-19, c’est que nous vivons tous sur une bien petite planète, que personne n’est à l’abri de cette pandémie et que nous devons tous être solidaires les uns des autres.

André Thibaudeau

Shawinigan