Le retour du balancier

OPINIONS / Nous assistons présentement au début du retour du balancier. Combien de temps le monde va-t-il prendre pour comprendre que les banques nous ont embarqués dans un navire dont elles ont perdu le gouvernail?

Le temps est venu de revenir les deux pieds sur terre et prendre le contrôle de nos finances et abandonner leurs produits. Tous les jours on nous en offre de nouveaux, pour nous embarquer dans le monde des financiers, qui ne pensent seulement qu’à nous exploiter pour faire grossir leur fortune. Nous sommes les dindons de la farce et nous avons embarqué dans leur jeu.

Nous aurons à faire une réflexion sur le concept de «croissance» tel que nous le connaissons. L’ancien ministre libéral Claude Castonguay prenait la plume dernièrement pour participer à ce débat en soulignant qu’il n’est pas réaliste de penser une croissance économique infinie et que cela nous mènerait à notre perte. À très court terme, miser davantage sur le développement local et régional serait sans doute un premier pas.

Pour la transformation démographique des régions du Québec, la solution passe par un meilleur contrôle de notre économie que j’ai suggéré en revenant à notre meilleur encadrement des géants du web en raison de leur forte influence dans la société. Et aux solutions que j’ai proposées dans une lettre précédente. Les solutions suggérées sont drastiques mais on doit les employer. Ce n’est pas en plongeant dans la cyberdépendance du dépôt direct des transactions directes et des paiements préautorisés, des cartes de crédit qui nous conduisent directement dans la facilité et notre perte de la réalité et on se fait voler notre identité.

Après la guerre de 1945, on n’a pas eu d’autre choix que de revenir en arrière pour reconstruire l’Allemagne dévastée par la guerre. Nous n’avons pas le choix de revenir à nos méthodes monétaires traditionnelles: les paiements par chèques et en monnaie courante du Canada pour arrêter les vols d’identité.

Guy St-Pierre

Louiseville