Le «premier sinistre»...

Il paraît que plusieurs Canadiens ont honte de Justin Trudeau. Franchement, si j’avais le choix entre Trump et Trudeau, je choisirais le moindre des maux. Je choisirais Trump même s’il est loin d’être mon favori.

L’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin disait, à l’émission Les Francs-tireurs, qu’elle trouvait que Justin Trudeau était un très gentil garçon mais insignifiant. Elle m’a enlevé les mots de la bouche. J’ai eu un malaise quand Justin Trudeau a été élu premier ministre. Sans vouloir être méchante, je l’appelle le «premier sinistre». Pour rigoler puisqu’il aime bien rigoler.

Quand M. Trudeau parle, l’envie me prend de lui dire: «Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, si vous voulez parler en imbécile, téléphonez-vous!» M. Luc Lavoie à l’émission RDI mentionnait que M. Trudeau fait du Mélanie Joly en alignant plein de mots qui ne veulent rien dire. M. Lavoie est très observateur.

Je n’arrive toujours pas à croire que les Canadiens ont voté pour un gars qui a promis de légaliser la marijuana. Quel grand projet pour le Canada! S’il m’arrivait de me tromper dans mon travail, je disais que j’avais fumé des bananes. Je crois que M. Trudeau doit en fumer des bonnes aussi.

Justin me fait penser à une poupée de porcelaine avec son air naïf, son sourire figé, son regard éclatant et ses selfies. Il s’aime. Je n’ai pas de problème avec le fait que M. Trudeau s’aime beaucoup, mais je trouve que les dossiers importants et prioritaires n’avancent pas du tout. J’ai écrit au bureau de M. Trudeau, il y a quelques mois, et depuis ce jour, je suis inondée – et le mot est faible – de courriels du Parti libéral du Canada me demandant des contributions. Je contribue déjà, bien involontairement, à tous ses déplacements dispendieux et je crois que je donne assez.

Honnêtement, je crois que les Canadiens lui ont assez payé de vacances à lui et sa famille. J’aimerais que mon argent soit utilisé de façon plus intelligente st surtout plus productive.

M. Trudeau ne cessera jamais de m’impressionner et pas dans le bon sens. J’ai trop souvent l’impression, à voir son comportement, d’observer un gamin avec un QI d’un enfant de neuf ans. Le groupe Les Cyniques avait fait une satire avec le nom de Justin: «Juste un». J’ai un malaise quand je constate que ses enfants pourraient devenir une reproduction de ses comportements. Je leur souhaite sincèrement de trouver leur propre identité. Finalement, il n’y en aura pas Juste un. Et ça, ça me fait un peu peur.

Je n’aurais jamais pensé dire qu’un jour, je ne voterai plus jamais pour les libéraux. Autant au provincial qu’au fédéral.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface