Le partage des risques

En réaction à la lettre de Ghislain Parent intitulée «Le droit d’utilisation du lock-out par un employeur doit être aboli», publiée dans notre édition du 31 octobre dernier.

Permettez-moi d’être en complet désaccord avec votre opinion. Le lock-out est pour l’employeur ce que la grève est pour l’employé. Un employeur utilise le lock-out en dernier recours; un employeur ne veut pas voir ses opérations interrompues. Il utilisera ce moyen seulement si les demandes sont irréalistes, si l’intégrité des installations est à risque ou si la survie des opérations est menacée à plus ou moins long terme.

Ne croyez surtout pas que les représentants syndicaux sont toujours de bonne foi. De plus, ils ont été élus et pour conserver leurs postes: ils doivent plaire. Ainsi, ils arrivent à la table des négociations avec de multiples demandes. Comment arriver à une entente si le risque n’est pas partagé?

Michel Guimond

Trois-Rivières

Pour une plus grande laïcité

Je suis pour l’interdiction du port des signes religieux pour les gens en situation d’autorité: les policiers, les juges, les gardiens de prison et les enseignants.

Pour ce qui est des policiers, des juges, des gardiens de prison et des autres, je suis pour l’interdiction des signes religieux car je crois que certaines citoyennes et certains citoyens qui auront des contacts avec ceux-ci seront influencés dans la façon dont ils sont traités. La majorité des Québécoises et des Québécois sont contre le port de signes religieux alors cela provoquera de la rancœur et divisera les citoyens québécois à cause de ce critère de religion; pour preuve, regardez ce que cela entraîne dans le reste du monde.

Pour ce qui est des enseignantes et enseignants et du personnel des services de garde des CPE, je suis également contre car cela influencera les jeunes et moins jeunes dans leurs croyances et leurs valeurs, dans leurs choix et dans leur façon de voir la société, brimant ainsi leur libre choix. C’est aux parents de voir à cela et non pas à l’État.

La loi sur la laïcité devrait s’appliquer aussi bien aux institutions provinciales, municipales et scolaires. De plus, la période de transition devrait être de courte durée et ne pas comprendre et permettre d’exception ou accommodement pour qui que ce soit.

Alexandre Goyette

Catholique pratiquant

Trois-Rivières