Pour un immigrant, il faut beaucoup de patience, beaucoup de paperasse et beaucoup de détermination avant d’en arriver à la cérémonie de citoyenneté canadienne. L’auteur de ce texte témoigne de son parcours et, dans le cadre de la présente campagne électorale, rappelle certains faits à un certain chef de parti...

Le parcours de l’immigrant

L’immigration semble être le thème électoral qui rapporte des voix aux politiciens et politiciennes cherchant à en récolter un maximum depuis le 11 septembre 2001. La peur de l’autre, la méconnaissance de l’autre, l’étranger qui fait peur et vient manger ton pain…

Bref, tout cela mis dans un grand shaker, saupoudré d’enjeux géopolitiques et de politiques malfaisantes, fait boire aux incultes un breuvage infâme.

L’immigration fait peur! Mais l’être humain a oublié que chacun de nous a dans sa famille un ou plusieurs immigrants. Pour rappel ou pour celles et ceux qui ne le savent pas ou ne veulent pas le savoir, sans immigration, l’être humain ne serait pas là où il est aujourd’hui. En effet, sauf erreur, les premiers hommes proviennent de l’Afrique de l’Est. Tiens… Un Noir… Pour ensuite émigrer et peupler la Terre.

L’immigration, je la connais bien. Je suis Belge, en processus d’immigration au Québec. J’y suis arrivé le 20 avril 2017. Et je suis pas à pas chaque étape de celle-ci.

L’immigration est possible selon différents processus, à ne pas confondre avec les réfugiés de guerre, politiques, etc. Mais pour chacun, un dossier administratif, des frais, des examens sont demandés. Pour chacun, il y a un délai qui varie mais dépasse largement les quelques mois annoncés par un candidat aux prochaines élections. En réalité, cela va en général jusqu’à trente mois.

L’immigration est un parcours stressant mais il en vaut la peine!

Cette même personne veut encore nous imposer un examen supplémentaire, un test de valeurs aux nouveaux arrivants.

Nous devons déjà satisfaire à plusieurs critères puis réussir un examen afin d’obtenir la citoyenneté canadienne, examen que même le natif canadien aurait de la difficulté à réussir. Dixit plusieurs d’entre eux. La preuve nous a été donnée par ce même politicien n’ayant pas su répondre aux questions d’un journaliste.

Si nous avons décidé de venir vivre au Canada, c’est pour épouser la vie, la culture de ce pays et ne pas imposer la façon de vivre de nos origines.

Il faut savoir aussi en ce qui concerne le Québec que c’est la seule province du pays où il faut faire deux demandes: une au Québec et une au Canada afin d’immigrer.

Voilà en gros, cher monsieur, ce que nous devons faire pour satisfaire aux exigences de ce beau et merveilleux pays, le Canada, afin de vivre parmi vous.

Je remercie l’État canadien, la province du Québec de me permettre d’y arriver. Encore quelques démarches et du temps d’attente stressant avant de recevoir la carte de résident permanent. Ce dont je serai très fier! Je remercie aussi les autochtones de m’accueillir sur leur terre, eux, oui monsieur, eux sont les vrais natifs du Canada.

L’immigration, comme dirait monsieur Trudeau, le premier ministre du Canada, «cette intolérance n’a pas sa place au Canada».

Eric de Wallens

Nicolet